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Session chambre : un programme chargé

La chambre d’agriculture était réunie en session ce mardi. Economie et environnement étaient au programme. Si la totalité des motions a été adoptée, pour certaines à l’unanimité, des débats autour de la Pac et de la mixité de l’agriculture biologique ont divisé les élus.

Olivier Allain salue l’initiative des GIEE (groupement
d’intérêt économique et environnementale)
dans la loi d’avenir qu’il "considère comme un
levier de développement", mais prévient que "la
labellisation devra être possible pour tous et ne
soit pas politisée".
Olivier Allain salue l’initiative des GIEE (groupement
d’intérêt économique et environnementale)
dans la loi d’avenir qu’il "considère comme un
levier de développement", mais prévient que "la
labellisation devra être possible pour tous et ne
soit pas politisée".
© H.B

La cinquantaine d’élus de la chambre d’agriculture présente a adopté l’ensemble des motions présentées par le bureau. Ainsi, l’ensemble des délibérations concernant le budget la gestion du personnel ont été adoptées.

La délibération économique scindée en deux


Alors que l’unanimité était au rendez-vous sur la partie conjoncture générale de la motion économique, la question de la mixité de l’agriculture bio a divisé l’assemblée. Ainsi, tous les élus "s’alarment sur la situation de la filière volaille, due à la fin des restitutions et insistent sur l’urgence à agir". En ce sens, ils "demandent à la région Bretagne un plan de soutien à la réorientation de la filière export, et exige de l’Etat une attention particulière à éviter toute nouvelle charge non productive". L’assemblée a également souligné "la croissance des importations de certaines viandes d’origine étrangère et s’inquiètent des nouveaux accords UE-USA". La Pac était aussi au programme. La possibilité de réviser la Pac à mi-parcours a été demandée dans la délibération, notamment sur la question de "protection du revenu des producteurs au vu de la volatilité des prix" en place aux USA via le Farmbill. Par ailleurs, adoptée avec deux abstentions, la motion sur la Pac fait un focus sur les aides du1er pilier pour les veaux de boucheriesans terre (conversion au moins partielle des DPU spéciaux en DPB) et pour les vaches allaitantes (une moindre dégressivité au delà de 40 vaches financée notamment par l’introduction d’un taux d’herbe de 20 % sur la SAU). Une dernière proposition contestée par une partie des élus tel Georges Galardonqui note "que les petits élevages seront exclus de cette aide". Un choix assumé par le président qui estime "que les éleveurs spécialisés doivent être plus aidés que ceux qui font aussi des céréales". Par ailleurs, la délibération évoque l’inquiétude des élus sur "la volonté d’interdiction de mixité sur une même exploitation, risquant de conduire à l’exclusion du label bio". Ainsi, ils demandent "le retrait du projet de l’obligation de conversionde l’intégralité de l’exploitation, notamment pour des productions différentes". Les représentants de la Confédération paysanne se sont abstenus sur le sujet. Jean-Marc Thomas, secrétaire général explique que "nous n’avons pas de position arrêtée, le débat est encore interne à notre organisation qui s’interroge sur l’image que cela renvoie sur l’agriculture biologique".

Loi d’avenir et biodiversité


C’est à l’unanimité qu’a été votée la délibération sur la loi d’avenir. Ainsi, les élus demandent que "l’installation soit un premier objectif prioritaire du contrôle des structures", même si pour Cécile Nicolas, "il ne doit pas être absolu". De plus, l’assemblée souhaite alerter les pouvoirs publics sur "les possibilitésde dérive liées aux clauses environnementales dans les beaux ruraux qui amènerait à des différences de traitements injustifiées selon que l’exploitant soit locataire ou propriétaire". Le thème de la biodiversité a également été abordée. Les élus constatent une "augmentationdes préjudices dus aux espèce sprotégées". Ils estiment, à l’instar de Danièle Even faire preuve d’une "attitude volontariste sur le sujet. Cependant, à l’heure de la simplification administrative, il ne faut pas multiplier les plans de sauvegarde".

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