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Si la Safer n'existait pas ...

Avec 4 700 hectares rétrocédés en 2014, la Safer reste un acteur central du marché foncier breton. Souvent décriée, rarement applaudie, la Safer revendique son rôle actif dans l'organisation et la transparence du marché foncier. Ce rôle l'amène à intervenir auprès des collectivités locales comme des agriculteurs, pour l'installation et, c'est moins connu, pour l'environnement. La Safer Bretagne présentait mardi les principaux chiffres de son activité 2014.

La Safer Bretagne tient son assemblée à Morlaix ce vendredi, l'occasion d'un point de situation et d'un débat avec les principaux acteurs bretons, notamment sur les évolutions nécessaires de la législation et des outils de la gestion foncière.

Pour Jean Paul Touzard, son président, la loi d'avenir a conforté les Safer en "réaffirmant leurs 4 grandes missions, sur le développement de l'agriculture, des territoires, la protection de l'environnement et la transparence du marché foncier rural".

L'assemblée sera l'occasion de présenter les chiffres du marché foncier dont l'intérêt et le niveau de prix ne faiblit pas. On compte souvent plus de 15 candidats lorsqu'une vente est connue et, sur certains dossiers, on a dénombré pas moins de 40 candidatures. Le rôle d'arbitre de la Safer, de gestionnaire de la concertation est essentiel. Jean Paul Touzard le rappelle : "on évite la préemption, on préfère toujours l'acquisition à l'amiable".

Les structures d'exploitations évoluent, les biens à céder sont souvent plus grands et représentent des montants de capitaux importants. La Safer se positionne donc dorénavant dans la mise en relation d'apporteurs de capitaux privés extérieurs qui vont permettre la réalisation d'opérations de portage du foncier.

Tout l'enjeu pour les opérateurs Safer est en quelque sorte de rester suffisamment visibles et opérants pour peser sur le marché, notamment sur la question des prix. A échéance de 10 ans selon les départements bretons, de 50 à 70 % des exploitations actuelles auront été cédées. En 2014, 47 % des terres vendues auront été destinées à l'installation. 104 auront ainsi été accompagnées ou confortées cette année, dont 33 en agriculture biologique. Trouver le bon équilibre entre concurrence, demandes des communes et des territoires, confortation et installation, reste un challenge difficile, mais si la Safer n'existait pas…

1 dossier, 2 installations, 8 confortations

Guillaume a 24 ans. Son installation hors cadre familial, ne le plaçait pas sur la première marche des candidats à la reprise de terres. Installé à Chasné sur Illet (35), il indique avoir "entendu parler de terres disponibles", il prend alors contact avec son conseiller Safer. "Au début je n'y croyais pas trop" avoue-t-il, mais finalement le projet se concrétise. Au total 100 ha de terres feront l'objet de réattributions au bout de 1 an et demi. Cet achat de 24 ha foncier ne pourra pas se réaliser directement il faudra créer un GFA avec le cédant pour donner suffisamment de garanties à la banque. Plusieurs agriculteurs seront bénéficiaires de ces réatributions, sous forme de superficies supplémentaires, mais aussi parce qu'une vaste opération d'échanges et de restructuration est engagée entre exploitants. L'exploitation comprend aujourd'hui 60 ha et permet la production de 470 000 l de lait. Une situation qui devrait rester pratiquement stable avec dans quelques mois l'arrivée de la conjointe de Guillaume et le départ de Maryvonne Hardy, les projets continuent ...

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