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Signes de vaches ? Une méthode pour apprendre à écouter son troupeau

Cette année, BCEL Ouest a profité de ses rendez-vous d'hiver pour détailler "signes de vaches" à ses adhérents. Une méthode simple d'observation du troupeau, qui permet de repérer facilement ce qui ne va pas et d'y remédier.

"Mes vaches ? Je leur donne une ration équilibrée et elles ne font pas le volume de lait que je suis en droit d'attendre ! Mais il se passe quoi ?" Pas beaucoup d'éleveurs qui ne se soient posés cette question un jour ou l'autre... Pour les aider à trouver la réponse, BCEL Ouest a profité de ses rendez-vous d'hiver, en janvier et février, pour présenter la méthode "signes de vaches" lors de huit réunions décentralisées en Côtes d'Armor, Finistère et Morbihan.

Une ration disponible et appétente

"Signes de vaches" est une méthode d'observation des animaux dans leur environnement. Mise au point par des vétérinaires hollandais, elle se diffuse désormais en Europe et éleveurs et conseillers d'élevage peuvent s'y former. "En détectant les signaux que vous envoient vaches et génisses, vous pourrez déterminer des leviers d'action et améliorer la rentabilité de votre élevage", détaille Stéphane Saillé, chef de produit nutrition à BCEL Ouest.

La méthode combine observation du troupeau et individuelle et permet de (re)faire le point sur bon nombre de fondamentaux. Ainsi, si la ration distribuée aux laitières est équilibrée, encore faut-il qu'elle soit disponible 24h/24... "Il faut une place au cornadis par vache, rajoute Johann Cariou, consultant nutrition à BCEL Ouest. La ration doit être homogène d'un bout à l'autre du couloir d'alimentation, les refus enlevés tous les jours". Et l'auge doit être propre. "Les vaches ont une mauvaise vue, mais un odorat développé...".

Une circulation facilitée

"En bâtiment comme au champ, il faut rechercher la fluidité dans la circulation des animaux, prévient Luc Manciaux. Il faut donc des couloirs suffisamment larges, sans obstacles ni cul-de-sac, pour que les vaches se croisent sans qu'une dominante n'impose sa loi, des chemins larges, secs et praticables pour accéder rapidement au pâturage".

En bâtiment, logettes et aire paillée doivent être uniformément fréquentées. "Une rangée de logettes reste vide ? Les vaches se mettent le long du mur ? Il faut trouver l'explication !" Et le vétérinaire conseil à BCEL Ouest d'évoquer des courants d'air, une litière humide... "Il ne faut pas oublier non plus que les vaches sont fainéantes : s'il n'y a pas régulièrement des passages dans les rangées de logettes, elles ne feront pas l'effort de faire le tour".

Pour qu'elles se couchent, il faut aussi qu'elles parviennent facilement à se relever, avec une logette bien réglée, suffisamment d'espace devant... Car une vache laitière a besoin de repos, 12 à 14 h/jour, pour produire ! "On dit qu'une heure couchée en plus, c'est deux litres de lait de plus". Et, dans l'idéal, les deux tiers des vaches qui ne mangent pas doivent être couchées. "Sinon, il faut chercher pourquoi. Et y remédier".

De l'eau à volonté

"Une vache consomme 30 à 40 litres d'eau par jour pour ses besoins d'entretien plus trois litres d'eau par litre de lait produit", rappelle Johann Cariou. Une consommation qui augmente de 20 à 40 % pendant l'été, voire 50 % quand les températures grimpent. Il faut donc veiller à ce que les points d'eau soient suffisamment nombreux et facilement accessibles. Le signe qui ne trompe pas ? "Une vache bien hydratée a les naseaux humides". L'eau doit être de bonne qualité. "Il faut au moins une analyse par an". Et propre ! "En bâtiment, il faut vider et nettoyer les abreuvoirs au moins une fois par semaine. Et au pâturage, ne pas oublier de vider le bac à niveau constant durant l'hiver".

Apprendre à observer

En plus de l'alimentation, l'espace et l'eau, la méthode Signes de vaches fait aussi le point sur le repos, la lumière, l'air et observe, au niveau individuel, le cou, le remplissage du rumen, la propreté, les bouses, la rumination et les jarrets/pattes. Pour aider ses adhérents à mieux observer leurs animaux et en tirer les conclusions et changements qui s'imposent, BCEL Ouest propose des formations et des interventions de conseillers en élevage. "Nous pouvons aussi mettre des caméras à disposition pendant 24h, pour mieux visualiser le comportement des animaux".

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