Aller au contenu principal

Solarenn se développe... et réfléchit à l'avenir

La coopérative bretillienne Solarenn (tomates et fraises) poursuit son développement en surface et en chiffre d'affaires. Pour autant avec la fin programmée des anciens contrats avec EDF, ses responsables réfléchissent déjà aux pistes possibles de financement à l'horizon d'une dizaine d'années.

© Terra

"Ça va être un coup de frein au développement". Pour Christophe Rousse, le président de Solarenn, les nouveaux contrats CO16 proposés par EDF avec des moteurs de puissance plus faibles peuvent être intéressants pour les plus petites exploitations. En revanche, pour les plus grandes, il convient donc de réfléchir dès à présent à d'autres formes d'énergies, comme la méthanisation par exemple. À titre d'exemple, un des membres de la coopérative, basé près de La Gacilly, a développé la première unité de méthanisation en Bretagne permettant de chauffer une serre de tomates, grâce à des fumiers et lisiers, de la biomasse de couverts végétaux, des marcs de pommes et des déchets de céréales. Il prévoit d'ouvrir une unité de récupération de chaleur provenant d'un incinérateur dès 2018. D'autres projets sont actuellement à l'étude. Pour information aujourd'hui, 60 % des serres de Solarenn sont équipées en cogénération. La puissance installée par les adhérents est de 25 MW, ce qui permet l'alimentation en électricité de l'équivalent de 70 000 personnes.

Côté conjoncture, le marché de la tomate est toujours plus concurrentiel, les surfaces de production grandissent et de nouveaux investisseurs étrangers arrivent en France avec des serres de taille XXL. En 2016, la tomate, produit "météo sensible", a pâti d'un printemps froid et humide. "Jusqu'à fin juin, l'activité de la coopérative a subi une faible consommation de ses produits et des prix bas. Sous l'effet de quelques jours caniculaires, la consommation est repartie à la hausse à partiR de début juillet et a fluidifié le marché avec des prix historiquement élevés pour un mois d'août", souligne Christophe Rousse. Cela a permis à la cooopérative de maintenir sur l'exercice, le volume d'activité à près de 27 000 tonnes, pour un chiffre d'affaires en hausse, + 10 %, à près de 42 millions d'euros.

Les prix, eux, ont évolué différemment selon les produits : plus faibles qu'en 2015 pour la tomate grappe, qui reste la production principale des maraîchers de Solarenn, mais plus élevés pour de nombreux produits de segmentation.

6 hectares supplÈmentaires

Le développement s'est aussi poursuivi avec la construction de six hectares de serre en production de tomates et l'installation d'une nouvelle productrice de fraises gariguette, sur 8 000 m². Au siège de la coopérative, où travaillent 25 permanents et jusqu'à 70 en saison, après un investissement important en 2015 de 1,5 million d'euros pour six lignes de conditionnement, 300 000 euros ont été consacrés cette année pour finaliser ces aménagements.

Agriculture raisonnée, protection biologique intégrée, équilibre végétal de la plante... Solarenn entend mettre en avant toutes ses actions au service du respect de l'environnement. "Malgré cela, les cultures sous serre sont encore mal perçues par le plus grand nombre", regrette Christophe Rousse. Avec cette ambition de faire découvrir les cultures aux consommateurs, Solarenn s'associe à la prochaine édition des "Serres ouvertes", organisée par l'association d'organisations de producteurs nationale "Tomates et concombres de France". À cette occasion, les producteurs de Solarenn ouvrent leurs serres au grand public et aux établissements scoalires, du 17 au 20 mai. Des portes ouvertes seront également organisées le 25 juin, dans le cadre de l'opération Tous à la ferme, organisée par Agriculteurs de Bretagne.

 

 

Les mini légumes font leur entrée

Solarenn comptabilise environ 70 références aujourd'hui. Les mini légumes connaissent de plus en plus de succès et la coopérative lance cette année une gamme de mini poivrons, multicolores. Rouge, jaune et organe, de 4 à 5 cm de long et très sucré, le mini poivron se déguste cru, en snacking ou en salade (farci, marine, grillé). Il se présentera en colis vrac de 3 kg ou en barquette de 200 grammes.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le cheptel porcin chinois reconstitué, la filière française en crise
Le ministère de l’Agriculture chinois vient de révéler que le nombre de porcs vivants sera bientôt au même niveau qu’avant la…
Faux et menaces sur l’emploi, les rebondissements du cartel des jambons
Les rebondissements continuent dans l’affaire du cartel des jambons tant sur le plan judiciaire qu’économique. La Cooperl clame…
"Une démarche remplie d’espoir et de sens"
Quatre ans après la création de "C’est qui le patron ?!", son fondateur, Nicolas Chabanne, revient sur l’évolution de la marque…
Pompiers volontaires : Laïta favorise l’engagement de ses salariés
Une convention avec le Sdis 29 l’a officialisé : Laïta va octroyer jusqu’à 10 jours par an à ses salariés sapeurs-pompiers…
La grange du Guilar, un nouveau magasin à la ferme à Bodilis (29)
Le premier confinement a multiplié son activité de vente à la ferme par quatre ! Pour offrir à sa clientèle une plus large gamme…
Le boycott des produits français : quel impact pour la Bretagne ?
Les appels au boycott de produits français se sont multipliés depuis le samedi 24 octobre dans plusieurs pays du Moyen-Orient…
Publicité