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Suppression du dispositif TODE : la production grande perdante

Sous couvert de simplification administrative, le gouvernement a acté la fin du CICE et du dispositif TODE permettant une exonération quasi-totale de charges patronales pour l’emploi de travailleurs saisonniers et demandeurs d’emploi. En contrepartie, il a prévu de renforcer le dispositif Fillon d’allègement de charges patronales sur les bas salaires, mais pour la FNSEA et les JA, le compte n'y est pas du tout.

Les employeurs ont multiplié les rendez-vous depuis plusieurs semaines.
Les employeurs ont multiplié les rendez-vous depuis plusieurs semaines.
© Terra

Selon les ministères, la ferme France devrait économiser 60 millions d’euros de charges. Plus précisément, l’aval (transformation-coopération) économiserait 130 M€ tandis que l’amont (la production - notamment les maraîchers, arboriculteurs, horticulteurs, pépiniéristes et viticulteurs) perdraient 70 M€, dénoncent depuis des semaines les syndicats FNSEA et JA.

Toutes les manifestations ont été mises à profit pour mettre le gouvernement et les élus devant leurs contradictions. Les ministres, députés et sénateurs de toutes tendances politiques confondues, ont été sollicités et les rendez-vous se sont succédé au ministère de l’Agriculture, à Bercy, pendant le Space, les Terres de Jim et cette semaine encore, à la préfecture de région.

L’occasion notamment pour Jean-Luc Moulin, producteur pour Terres de Saint Malo, de rappeler au préfet "qu’il faut 800 heures de main d'œuvre pour produire un hectare de poireaux en conventionnel et 1 200 heures en bio ; la montée en gamme et les conversions bio demandées par le président Macron et attendues par les consommateurs seront freinées par la suppression de ce dispositif". "Il nous faudra plus de main d’œuvre, qui nous coûtera plus cher et sans aucune garantie de mieux vendre nos produits. Augmenter les coûts de main d’œuvre va également annuler la valeur ajoutée de la segmentation", renchérissent les représentants de l’Union des producteurs de légumes d’Ille-et-Vilaine. "Depuis dix ans ce dispositif TODE est un facteur essentiel de la compétitivité de nos exploitations. Le supprimer sans contrepartie revient à poignarder nos filières françaises, à leur supprimer leur capacité d’insertion sociale et de revitalisation de nos territoires".

D’autres rencontres et actions sont programmées dans les semaines à venir.

 


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