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A Plourin lès Morlaix
Sur la route, les vaches ont priorité

Parce qu'il voulait un robot et un système pâturant, Dominique Hélary a inventé un passage canadien électrifié. Depuis, ses vaches traversent la route toutes seules, en toute sécurité.

Des fils électrifiés posés sur un tapis pour canaliser les vaches, un passage pour les piétons, un autre pour les chevaux et les vaches traversent la route à toute heure du jour en toute sécurité.
Des fils électrifiés posés sur un tapis pour canaliser les vaches, un passage pour les piétons, un autre pour les chevaux et les vaches traversent la route à toute heure du jour en toute sécurité.
© terra
"J'ai travaillé en Nouvelle-Zélande. Depuis, je ne conçois pas mon métier d'éleveur sans pâturage pour les vaches". C'est pour cette raison que Dominique Hélary, installé en Gaec avec sa mère à Plourin lès Morlaix (29) a beaucoup hésité à s'équiper d'un robot. Puis il a visité des élevages qui ont réussi à combiner les deux, ce qui l'a convaincu.
Mais toutes les pâtures sont séparées du bâtiment par une route communale, heureusement assez peu fréquentée. Y construire un passage canadien ? "Il aurait fallu creuser la route. Ca nous aurait coûté 10 ou 15 000 €", estime l'éleveur, qui s'inspire de ce qu'il a vu en Nouvelle Zélande pour imaginer un système simple. Sur la route, deux tapis de carrière de 1,20 m de large, "peints en rouge, pour être vus plus facilement des automobilistes", délimitent l'espace alloué aux vaches pour rejoindre leurs paddocks. Des fils de clôture électrifiés y sont posés, ce qui suffit à dissuader les vaches. Les piétons disposent d'une bande de caoutchouc pour franchir l'obstacle sans difficultés. Les véhicules, limités à 30 km/h, passent sur les tapis sans dommage. Et doivent laisser la priorité aux vaches, qui rentrent désormais pour la traite au robot quand bon leur semble.
"Au total, ça ne m'aura pas coûté 500 €", calcule Dominique Hélary, en additionnant les panneaux de signalisation, un poste de clôture, du fil de fer, un pot de peinture de temps en temps. "Le tapis, je l'ai récupéré".
La mairie n'a fait aucune difficulté pour donner son accord. "C'est un excellent système, qui a fait ses preuves, depuis trois ans qu'il est en service, constate Guy Pennec, adjoint au maire. Il permet de concilier les différents usages de la route". Un système qui devrait faire des émules : des éleveurs de la Lieue de Grève (22) sont venus le découvrir cette semaine. Sur ce bassin versant algues vertes, il a été décidé d'aller vers plus d'herbe. Un tel passage permettrait d'accroître à moindre frais l'accessibilité des parcelles.

Chantal Pape
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