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Tour d'horizon des filières de l'élevage

En marge de la journée économique et sociale qui se tenait elle-même en amont de la session régionale qui aura lieu le 13 mars, Loïc Guines, président de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine, a tenu une conférence de presse ce lundi 2 mars. L'occasion de faire un point sur l'ensemble des filières d'élevages et plus particulièrement la production laitière, emblématique sur le département.

Loïc Guines

› Lait / Cinq ans après la fin des quotas laitiers, trois ans après les débats des États généraux de l'alimentation, après un an d'application de la loi Egalim... Où en sont les filières bretonnes et bretilliennes ? Pour ce qui concerne la production laitière, sur le marché mondial, l'offre et la demande apparaissent relativement équilibrées avec une production "vigoureuse", au sein de l'Union européenne, des États Unis et en argentine. Sur le département, la production annuelle de 2019 se chiffre à 1,7 milliard de litres, soit une hausse de 2 %, alors que sur cinq ans, le nombre d'éleveurs a baissé de 13 %. On constate aussi un développement de la bio qui se poursuit, avec en Bretagne une collecte de lait bio qui a progressé de 51 % en deux ans. "Sur les cinq dernières années, l'élevage moyen dans notre département a augmenté de cinq vaches, pour atteindre 75 VL et une production moyenne de 500 000 l", explique Loïc Guines. Fait marquant dans la production, l'appel à de plus en plus de salariés. "C'est assez nouveau et ça demande aussi aux agriculteurs de se former sur la gestion de la main d'œuvre, avec en plus la tension que l'on connaît sur le marché du travail", confirme le président de la chambre d'agriculture.

Et d'ajouter : "L'autre tendance que l'on observe, c'est la diversification du modèle de production avec un éclatement des situations. Il n'y a pas un modèle à privilégier et tous ont leur place. À nous, chambre d'agriculture, d'accompagner cette diversité, car il n'y a pas de mauvais projets s'ils sont durables et économiquement viables".

Suite à la loi Egalim, la filière laitière a semblé montrer que le mécanisme peut fonctionner, "même si on n'est pas encore au niveau des coûts de productions". Et pour le président de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine, "cette année, il n'y aura pas d'excuses et si la rémunérattion des éleveurs a progressé, c'est peut être du fait d'Egalim mais aussi sans doute de la peur des GMS de finir un jour par manquer de lait sur le marché intérieur, au vu notamment de la pyramide des âges".

 

› Production porcine / Les besoins des pays asiatiques et principalement de la Chine ont bénéficié en grande partie à l’UE, qui représente les deux tiers des importations chinoises de viande fraîche et congelée. Ainsi, les importations chinoises de viande fraîche et congelée progressent de 67 % entre 2018 et 2019. "La situation en Chine a tiré les cours vers le haut mais on remarque que le marché français ne profite pas autant que les autres pays. Ça pose des questions, notamment sur l'organisation française et plus particulièrement bretonne, toujours engluée dans des querelles de clochés !", déplore Loïc Guines.

 

› Volailles / Sans influenza aviaire, la demande repart. Depuis 2015, l’influenza aviaire a freiné le développement de la production de poulet en Chine avec un embargo sur la génétique et une défiance des consommateurs. En 2018, avec peu de cas humains d’influenza aviaire, la demande a repris au 4e trimestre 2018 et se confirme en 2019. La fièvre porcine africaine accélère le transfert de consommation du porc vers la viande de volailles. "Sur le marché intérieur français, la RHD importe encore beaucoup de volailles alors que nous avons la capacité à fournir", souligne encore le président de la chambre d'agriculture, qui regrette les difficultés à rénover des bâtiments, avec des projets souvent contestés. "Il faut répondre au marché bio, label, plein air, mais il y a aussi de la place pour un poulet pour le marché de la RHD. De même pour les œufs, la Bretagne doit rester une terre d'élevage exportatrice".

 

› Viande bovine / Après la crise estivale, le marché du veau de boucherie est revenu à la normale. Les cotations des gros bovins sont globalement en ce début d’année aux niveaux des moyennes quinquennales. Mais les charges ont augmenté notamment à cause de deux années ayant connu des sécheresses estivales. Les revenus des producteurs risquent d’être au plus bas en 2019. "La société consomme aujourd'hui la viande de façon différente et c'est compliqué de s'adapter avec d'un côté, plus de produits transfomés et de l'autre, plus de qualité".

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