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Chambres d'hôtes
Tout ce qu'il faut savoir avant de vous lancer

Malgré un temps en demi-teinte, cet été aura encore drainé bon nombre de touristes vers notre belle région. Parmi les modes d'hébergement à leur disposition, ils sont nombreux à opter pour les chambres d'hôtes. Une activité complémentaire qui vous tenterait bien ? Le point avec Karine Gloaguen, du relais finistérien des Gîtes de France

Quelques chiffres

Le relais finistérien des Gîtes de France compte 166 propriétaires, qui détiennent 480 chambres d'hôtes, pour une capacité d'accueil de 1 131 personnes. Des chiffres qui évoluent assez peu d'une année sur l'autre : 13 créations et 10 cessations en 2009, 9 créations et 13 cessations en 2010.

18% des propriétaires détiennent une seule chambre, 26% 2 chambres, 31% 3 chambres et 11% 5 chambres, le maximum autorisé par la législation. Dans leur très grande majorité, 83%, les structures sont classées 3 épis, et seules 9 ont obtenu 4 épis. Pour des tarifs qui évoluent de 45 € la nuit pour 2 personnes en 2 épis jusqu'à 90 € pour 4 épis, petit-déjeuner compris.

Si moins d'une structure sur 5 accepte les animaux, elles sont un peu plus nombreuses, 21% dans le sud et le nord du département, 29% dans le centre, à proposer une table d'hôtes en plus de la chambre. La fréquentation s'amorce dès le mois d'avril, 10 nuitées en moyenne, jusqu'en octobre, 6 nuitées, avec un pic de fréquentation en juillet et août, avec 22 et 25 nuitées dans le mois.

 

Une grande disponibilité

 

"Louer des chambres d'hôtes demande une grande disponibilité", prévient Karine Gloaguen, agent technique au relais finistérien des Gîtes de France. Au point qu'aujourd'hui, rares sont les propriétaires qui exercent une autre activité. "Ils sont en retraite. Ou l'une des personnes du ménage ne se consacre qu'aux chambres d'hôtes". Car la journée est bien remplie : après avoir préparé, servi puis débarrassé la table du petit-déjeuner, ce qui peut demander une bonne partie de la matinée s'il y a plusieurs chambres, place au ménage. Les séjours ne durant, en moyenne, que 2 ou 3 jours, il faut régulièrement refaire les chambres de fond en comble. "Et, au moins, vider les poubelles et changer les serviettes tous les jours, quand le séjour dure plusieurs nuits".

Le soir, les premiers hôtes arrivent à partir de 16 ou 18h. "Il faut aussi gérer les réservations, expédier les contrats...". Et, pour les propriétaires qui ont fait le choix de la table d'hôtes, faire les courses, préparer le repas du soir et échanger avec les hôtes, pour un moment de convivialité, certes, mais qui peut durer ! "Pour tenir le coup, il est important de se garder un espace de vie privée, réservé à la famille", conseille Karine Gloaguen.

 

La table d'hôtes, un plus

 

"La table d'hôtes est un plus, constate Karine Gloaguen. Si les chambres sont louées, en moyenne, 100 nuitées par an, la table permet de gagner jusqu'à 20% de fréquentation supplémentaire". Un chiffre qui varie selon la situation de la commune, le fait qu'il y ait, ou non, des restaurants sur place...

Pour autant, difficile d'espérer gagner suffisamment d'argent pour en faire son métier. "Les investissements sont lourds. Et il faut vraiment être passionné par l'accueil".

 

Des chambres d'hôtes insolites

 

Depuis quelques années, on assiste à une multiplication de l'offre de Box, ces coffrets cadeaux que l'on trouve désormais à l'achat un peu partout et en échange desquels on peut s'offrir un soin en thalassothérapie, un saut à l'élastique... ou une nuit en chambre d'hôtes. L'occasion de découvrir un hébergement insolite : une roulotte, une cabane dans les arbres, un ancien presbytère, un moulin, une yourte... "Souvent, la Box offre une nuit ou deux, explique Karine Gloaguen. Nombreux sont les clients qui vont prolonger leur séjour ou revenir".

Autre nouveauté : les Eco-gîtes, qui imposent une construction ou une rénovation en éco-construction. "La clientèle étrangère est très sensible à cet argument". Mais aussi les gîtes de charme, les petits déjeuners bio... A chacun sa façon de se démarquer, afin d'attirer la clientèle !

 

Multiplier les courts séjours

 

D'un bout à l'autre de l'année, les Gîtes de France ne ratent pas une occasion d'assurer la promotion de leurs chambres d'hôtes : du champagne pour la Saint Valentin, des oeufs pour Pâques, des chocolats pour Noël... "Au printemps, nous proposons aussi une opération 3 nuits pour le prix de 2. A chaque fois, s'inscrit qui veut". L'occasion de multiplier les courts séjours en dehors des pics de fréquentation, un nouveau comportement adopté par les français depuis l'application des 35 heures.

 

Des gîtes et chambres d'hôtes en ville

 

Le réseau national des Gîtes de France vient de lancer les City Break, des hébergements, sur le modèle des gîtes ou des chambres d'hôtes, en ville de plus de 20 000 habitants. "Pour le moment, nous ciblons Quimper et Brest", indique Karine Gloaguen. La clientèle peut être professionnelle ou touristique, et recherche les loisirs, la culture, les transports en commun... Les critères d'agrément sont les mêmes, en ce qui concerne la qualité des prestations ou des équipements, avec des chambres au calme et une vue agréable. "Sur le Finistère, les premières chambres sont en cours d'agrément".

 

Quelles formalités ?

 

Une déclaration en mairie est nécessaire pour ouvrir des chambres d'hôtes. "Il faut aussi réfléchir à son statut juridique et fiscal", rappelle Karine Gloaguen. Les propriétaires qui souhaitent ouvrir une table d'hôtes doivent obtenir une licence, afin de pouvoir servir de l'alcool. Et doivent suivre une formation sur l'hygiène alimentaire, "une formation que nous conseillons vivement à tous les propriétaires, même s'ils ne servent que le petit-déjeuner".

 

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