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Triskalia année 1: bilan positif

Un bilan satisfaisant. C'est en ces termes que les responsables deTriskalia ont qualifié 2011, première année d'exercice complet après fusion. Et si l'impact du coût des matières premières a affecté les productions animales, les productions végétales ont bénéficié de rendements et prix. Pour son assemblée générale, l'entrée dans l 'ère de l'AEI a été actée à Vannes.

Recomposée, fonctionnelle et performante ; la fusion des trois coopératives CAM 56, Coopagri Bretagne et d'Eolys, dans Triskalia, en octobre 2010 a donc été bien digérée. A la veille de l'assemblée générale du groupe coopératif breton, le 8 juin dernier, ses dirigeants ont souligné le "bilan satisfaisant" issu de ce premier exercice complet. Il se lit dans un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros pour un résultat net de 33,5 millions d'euros définissant sa capacité d'autofinancement. Il se lit également dans "la confiance renouvelée de nos clients, le maintien et le développement de nos parts de marchés", estime son directeur Dominique Ciccone. D'autant que ses positions ont été défendues, parce qu'aiguillonnées dans l'ouest de la Bretagne, mais aussi gagnées, notamment en porcs, avec l'arrivée de nouveaux adhérents. Restent les investissement du groupe coopératif d'une enveloppe de 25 millions d'euros qui portent essentiellement sur les  métiers d'agro-fourniture, "le tiers du marché breton", de distribution et de collecte." C'est le plus fort de Bretagne avec notre réseau de collecte et nos 200 magasins, la proximité existe réellement", relève le dirigeant du groupe basé à Landerneau.

Filières animales mises à mal

Pour autant son président Denis Manac'h, a pointé la difficulté de l'exercice dans une conjoncture perturbée par le coût élevé des matières premières et l'impossibilité d'en répercuter les hausses auprès de la grande distribution pour bon nombre de productions animales.  Un contexte de réorganisation, "où rien ne nous aura été épargné en matière de conjoncture", rappelle le directeur. C'est donc tout en mesure que ses dirigeants ont fait part de ce bilan, dans un contexte où les difficultés du groupe Doux étaient dans tous les esprits. Quant à leurs éventuelles conséquences pour Triskalia, Dominique Ciccone a rappelé les options stratégiques antérieures dont l'adossement du groupe coopératif à LDC. "Une défaillance n'impacterait pas nos activités. En revanche si l'activité devait quitter la Bretagne, cela serait néfaste pour toute la filière volaille bretonne", met en garde Denis Manac'h. "Toute activité quittant le territoire, ce sont des droits à produire perdus qu'on ne regagnera jamais" poursuit-il, pointant la fragilité des filières animales, fortement chahutées, avec leur maillon de transformation, structurant pour le territoire,"mais fragile".

Cap vers AEI

Dans ce contexte, l'entrée du groupe dans la démarche de l'agriculture écologiquement intensive représente "une réponse et  une véritable démarche de progrès, qui concerne tous les agriculteurs avec des approches transversales aux différentes productions "
affirme Denis Manac'h. Le moyen de concilier environnement et performance économique, "une opportunité d'innover et de remettre en avant des techniques avec plus de bon sens et dérrière, un compte de résultats» pour Dominique Ciccone. Un pôle AEI a donc été créé au sein du groupe regroupant les métiers liés à l'environnement de l'exploitation pour "mettre en place des solutions testées, accessibles et économiques".
Claire Le Clève

Triskalia

Avec ses 18 000 adhérents et 4200 salariés (ETP), l'activité de Triskalia s'exerce dans trois domaines que sont l'agriculture (agro-fourniture et collecte) l'agroalimentaire (nutrition animale dans 14 usines fabriquent 2 millions de tonnes d'aliments, surgélation de légumes, abattage et découpe de volailles avec Ronsard à Bignan) mais également la distribution avec les
200 magasins Gamm vert (ex Eolys) et Magasins vert (ex Cam 56). Triskalia, c'est notamment 380 producteurs de volailles sur 550 000 M2 pour une production de 104 000 T de volailles en vif  et 800 producteurs  (dont 68 nouveaux adhérents) de 1 750 000 porcs charcutiers et 760 000 tonnes de collecte en céréales

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