Aller au contenu principal

Trois questions à... Benoît Champalaune

A l'appel de la FNSEA, de nombreuses actions ont été engagées dans les départements français le 5 novembre dernier, notamment pour appeler à "manger français". Avec Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35, retour sur l'action originale qui a été portée en Ille-et-Vilaine.

Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35
Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35
© P.J

Pourquoi avoir choisi d'aller faire signer des pétitions devant les écoles ?


Benoît Champalaune. Il y a certains dossiers qui se décident au niveau européen, d'autres au niveau national, ou encore régional et même local. En allant sensibiliser les parents d'élèves aux produits que leurs enfants ont à la cantine, on remplit un double objectif. Auprès de nos adhérents tout d'abord, car cela permet de rappeler que le réseau a du sens et que chaque maillon a la possibilité de faire évoluer les choses. Des produits français et locaux dans les cuisines scolaires, c'est un sujet qui se joue à l'échelon local car les décideurs (les élus des collectivités) sont locaux. En outre, en allant à la rencontre des parents avec un angle pédagogique, les échanges ont permis d'aborder la question des menus. Comment lisez vous l'affichage des menus, le comprenez-vous ? Des questions aussi simples mais qui permettent de prendre le temps avec les parents de s'interroger sur la place et le temps que l'on donne au repas.

 


Quel bilan tirez-vous de cette action ?


B.C. Il est encore un peu tôt pour faire un bilan car les équipes locales continuent les actions cette semaine. Toutefois on peut dire que cette action a été très bien perçue à tous les niveaux. Nos adhérents ont apprécié cette forme de sensibilisation nouvelle, les parents ont été intéressés par les questionnements que cela soulève et les élus locaux nous ont expliqué qu'ils étaient sensibles à la démarche mais qu'ils avaient besoin d'être accompagnés. Que l'on serve dans une cantine 50 ou 500 repas, que l'on soit en régie municipale ou avec un prestataire extérieur, si à la base la volonté n'est pas là, ce sera toujours compliqué. On s'est aussi rendu compte que le cuisinier à un rôle central à jouer et qu'il a besoin de régularité dans les approvisionnements et donc d'être rassuré. C'est là notre rôle, notamment en répondant aux craintes qui peuvent être émises et en montrant notre professionnalisme.

 


Quelle suite sera donnée à ces pétitions ?


B.C. Au niveau syndical, nous allons faire l'inventaire des endroits que nous n’avons pas encore visités. C'est un travail que nous avons engagé à l'automne. Nous allons également retourner dans les communes pour aller plus loin sur l'aspect opérationnel et il y aura ensuite un travail en partenariat avec la chambre d'agriculture pour proposer par exemple des formations pour la rédaction des appels d'offres, savoir ce qu'il est possible ou non d'écrire... Déjà le 19 novembre, nous avons une rencontre programmée avec le conseil régional afin de savoir comment ils voient les choses et ce que l'on peut faire évoluer pour intégrer plus de produits locaux dans les repas des cantines.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"La délégation de travail accompagne les mutations agricoles"
Élodie Gapihan travaille au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine. Elle est la seule chargée d'affaires en France, à suivre…
ETA Guillon-Barbot : l'innovation pour modèle économique
Depuis 1977, l'ETA Guillon-Barbot à Vitré (35) fait de l'innovation sa marque de fabrique avec une philosophie qui se veut simple…
"L'épandage sans tonne, c'est l'avenir !"
L'ETA Guégan à Saint Onen La Chapelle (35) a inauguré cette année son "épandeur sans tonne avec rampe à patins". Une première…
A Moëlan, le projet de reconquête des friches contesté par le SDPPR
A Moëlan sur Mer, la municipalité a commencé à rendre à l'agriculture une partie des 500 ha de friches que compte la commune, via…
L’observatoire du coût de revient : "faire œuvre utile"
Apporter sa pierre à l’édifice pour la prise en compte du coût de revient des adhérents dans la construction du prix du lait, c’…
OP et AOP seront au cœur de la PAC de 2023
Les organisations de producteurs, Op et les associations entre elles AOP, seront au cœur de la future PAC. Elles pourront…
Publicité