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Trois questions à Loïc Guines

Dans le cadre de l'action nationale FNSEA JA mardi 24 juin, une délégation de la FDSEA et des JA 35, menée par Loïc Guines, a été reçue à la préfecture.

Loïc Guines
Loïc Guines
© Terra

Qu'est ce qui vous a conduit à demander cette entrevue avec les services de la préfecture ?

Loïc Guines. Nous avons mené il y a quelque temps une action démonstrative devant la Dreal sur la sur-administration. Après avoir alerté les politiques, il nous semblait utile d'avoir un échange avec la préfecture. La problématique des phytosanitaires est un sujet complexe et pas évident à aborder, notamment à cause de la surmédiatisation qu'on lui accorde. On ne peut pas accepter de déstabiliser l'ensemble des filières en jouant sur la peur des gens. Faire des lois sous la pression de l'instant médiatique n'est jamais bon.

 

Sur les phytosanitaires, quel a été votre message ?

L.G. Nous utilisons des produits avec lesquels on doit prendre des précautions. Mais beaucoup de choses ont été mises en place depuis le Grenelle, avec des formations, des contrôles, des règles d'applications strictes. C'est quand même un paradoxe : dans un pays où l'économie est moribonde, en agriculture, on est sans cesse en train de nous remettre en cause, alors que nous sommes autant voire plus contrôlés qu'ailleurs. D'un côté on entend qu'il faut privilégier le "manger français", mais de l'autre on plombe la production.

 

Quels ont été les autres sujets abordés et qu'attendez-vous à présent ?

L.G. Nous avons évoqué la circulaire brûlage des déchets verts. Oui un assouplissement a été mis en place, mais il ne concerne pas Rennes et sa première couronne. Nous souhaitons des solutions pour les agriculteurs de cette zone, qui doivent se débarrasser des déchets verts. D'autres sujets qui nous interpellent ont été abordés, comme l'accès au foncier pour les serristes ou encore la problématique des zones de captages prioritaires. Nous attendons les éléments de réponse qui nous seront donnés d'ici quelques semaines, mais nous serons très vigilants. Le gourvernement doit passer des paroles aux actes en libérant l'agriculture des différents carcans qui brident la production, et redonner du souffle aux paysans.

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