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UKL Arrée-Triskalia : un rapprochement qui rassure

La filière avicole bretonne prend un nouvel élan avec l'adossement de la coopérative UKL-Arrée, en forte difficulté financière (perte de 16 millions d'euros), au groupe Triskalia venu à la rescousse. Les responsables des deux structures affirment que les efforts consentis par ULK et ses créanciers permettront de ne pas gréver les évolutions futures et que cette restructuration s'inscrit dans une stratégie de consolidation de la filière.

Les responsables et élus des coopératives UKL-Arrée et Triskalia estiment que "ce rapprochement est structurant pour la filière volaille bretonne".
Les responsables et élus des coopératives UKL-Arrée et Triskalia estiment que "ce rapprochement est structurant pour la filière volaille bretonne".
© Terra

Depuis plusieurs mois, les éleveurs de la coopérative UKL-Arrée affichaient des visages inquiets quant à l'avenir de leur structure et aux investissements possibles dans leurs exploitations. C'est donc soulagés qu'ils envisagent l'adossement de leur coopérative de volailles avec le géant breton Triskalia. "A mon arrivée, et après un état des lieux et une vision globale de la trésorerie, nous étions peu à parier sur l'avenir d'UKL-Arrée. Il fallait vite trouver une solution, nous vous la présentons aujourd'hui", se félicite Mickaël Legay, directeur de la coopérative depuis 2015. Après avoir entamé des discussions avec Le Gouessant, la Cecab, Even et Terrena, le groupe volailler trouve une oreille attentive auprès de Triskalia. Ainsi, ce mois de janvier signe le rapprochement des coopératives UKL-Arrée et Triskalia, avec l'adhésion de la première à la seconde et la création de "Couvéo", qui réunira les couvoirs de Pontchâteau (44) et de Pontivy (56). "C'est courageux de la part de Triskalia de nous faire confiance", reprend Thierry Julé, président de la coopérative avicole. Un courage qui se veut d'abord stratégique pour Dominique Ciccone, directeur général du groupe Triskalia : "Nos intérêts sont multiples. Nous avons une activité de volailles de chair, intégrer une activité accouvage supplémentaire nous facilitera l'approvisionnement en interne en assurant la traçabilité des poussins et la mise en place de cahier des charges précis. Par ailleurs, cet adossement assure la pérennité du potentiel de production et des débouchés en nutrition animale". Des propos corroborés par Georges Galardon, président de Triskalia, qui va plus loin en certifiant que ce type de rapprochement "permet de garder des filières et les centres de décision en Bretagne. Ce doit être une volonté des professionnels. En tout cas, c'est la nôtre". Un choix tranché, appuyé par des investissements financiers lourds pour Triskalia qui affiche un plan d'investissement de 55 millions d'euros pour 2016 (tous métiers confondus).

Conserver l'export

Si la coopérative ULK-Arrée rejoint les activités volailles du groupe Triskalia (Triskalia volailles, Nutréa et Ronsard), l'accouvage, la fabrication d'aliment du bétail, la production et la transformation, elle reste une coopérative autonome et n'abandonne pas ses débouchés actuels, notamment sur le grand export. "Nous avons la volonté de péreniser le client "Doux". Le maintien de cette activité est un enjeu fort. Cependant, nous souhaitons également diversifier les ventes auprès de nouveaux clients, y compris dans l'intra-groupe", explique Georges Galardon. Pour améliorer l'efficience de la structure, la création de la société Couvéo (poussins et canetons) doit bénéficier d'un investissement de l'ordre d'un million d'euros (de 200 000 à 300 000 euros par an) afin d'aménager les salles intérieures et de porter la capacité de production à 1,2 million de poussins par semaine. Une stratégie qui s'accompagnera d'une recherche d'éleveurs de poules reproductrices. "Il y a clairement quelque chose à faire quand on voit le nombre de camions qui se croisent en Bretagne", se désole le président de Triskalia.

Les coopératives en chiffres

Triskalia
→ 18 000 adhérents
→ 4 800 salariés
→ 2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires
→ 300 sites en France et en Europe

UKL-Arrée
→ 142 éleveurs
→ 60 éleveurs
→ 255 000 m2 d'élevage
→ 2 couvoirs
→ 101 millions d'euros de chiffres d'affaires



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