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Un an après la fusion d'Aveltis et Prestor, Evel'Up en ordre de marche

Après avoir commercialisé ensemble leurs charcutiers via Éleveurs de porcs en France, Aveltis et Prestor ont voulu aller plus loin. Un an après la fusion, les voyants sont au vert. Et la nouvelle coopérative veut se donner les moyens d'inventer l'élevage de porcs de demain au travers d'un service R et D dynamique, qui explore tous azimuts sujets techniques et réponse aux attentes sociétales.

"On s'était donné un an pour être efficient. Défi relevé !" À quelques jours de l'assemblée générale d'Evel'Up, le 6 juin prochain à Carhaix (29), les élus ont le sourire : même si la fusion d'Aveltis et de Prestor, respectivement numéros 2 et 3 des groupements de porcs français, n'a pas été une mince affaire, Evel'Up est aujourd'hui en ordre de marche. "Nous restons une structure légère, engagée ni dans l'amont ni dans l'aval, rappelle Philippe Bizien, président délégué. Nous n'avons rien à vendre, ce qui nous donne une grande liberté".


Répondre aux attentes des consommateurs...
Attachée à défendre un prix public "le plus proche possible de nos concurrents européens", la nouvelle coopérative pèse désormais 48 % des apports au MPB, le marché du porc breton, dont elle est un acteur incontournable. Pour autant, Evel'Up veut aussi répondre aux attentes du consommateur et a noué des partenariats avec abattoirs et salaisonniers pour produire sans OGM, enrichi en oméga 3... "Nous segmentons déjà 15 % de notre production, un chiffre qui devrait encore progresser dans les années à venir, estime Guillaume Roué, le président d'Evel'Up. Mais la montée en gamme, voulue par les EGA, aura ses limites en termes de pouvoir d'achat et ne devrait, à terme, pas concerner plus du quart des volumes".


... et des éleveurs
"Il y a autant de chemins que d'éleveurs". Comptant désormais mille adhérents, Evel'Up s'attache à leur fournir un conseil indépendant, au travers de ses différents services : bâtiment, environnement, santé, nutrition, technique... "Et aux visites conjointes du technicien et du vétérinaire d'élevage, une fois par trimestre, se rajoutent les réunions des groupes de progrès, en élevage, 3 à 4 fois par an, les réunions techniques, dans les locaux de la coopérative..., détaille Frédéric Mésangroas, co-responsable de la commission technique. Sans jamais perdre de vue le prix de revient". Et la coopérative d'inciter ses adhérents, maintenant que les prix repartent à la hausse, d'en profiter pour moderniser leurs bâtiments.
Pour continuer à améliorer leur compétitivité, les adhérents peuvent aussi compter sur le service R et D, dont Evel'Up avait fait l'une de ses priorités lors de son lancement, il y a un an. "En plus des sujets techniques, alimentation, reproduction..., nous essayons aussi de répondre aux attentes sociétales, rajoute Philippe Bizien. Matériaux manipulables, arrêt de la caudectomie, cases liberté, bâtiment alternatif... tous les sujets sont passés en revue".


Assurer la relève
Parmi les défis que doit relever la profession, figure aussi le recrutement. "L'accueil des salariés et les conditions de travail ont beaucoup évolué, affirme Guillaume Roué. Nos métiers se sont modernisés, digitalisés. Et laissent beaucoup de place à l'initiative". Et, avec une moyenne d'âge de ses éleveurs de 52 ans, le renouvellement des générations est aussi au cœur des préoccupations de la coopérative, qui a vu l'installation de quinze jeunes ces trois dernières années. "C'est un beau métier, estime le président d'Evel'Up. Qui offre de belles perspectives aux profils de chef d'entreprise".

Porc : des prix à la hausse cet été ?
"L'Asie, qui représente 70 % de la production porcine mondiale, est fortement touchée par la FPA, la fièvre porcine africaine, indique Guillaume Roué, président d'Evel'Up et d'Inaporc. Et l'impact sera énorme". Premier producteur mondial, la Chine risque de perdre de 30 à 40 % de ses volumes, soit 20 millions de tonnes, à comparer aux 22 millions de tonnes produites en Europe, 15 millions aux USA ou 5 millions au Brésil. Et les premiers effets se font déjà sentir. "Le cours a progressé de 0,30 €/kg. Et, après le petit palier actuel, les prix devraient repartir à la hausse début juillet".

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