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Un bâtiment laitier tout en un

Associés depuis avril 2014 au sein du Gaec Lait Sperance à Argentré-du-Plessis (35), Martine Blin et Régis Badié ont investi dans la construction d'un bâtiment "compact" de 120 logettes, conçu en fonction de leurs attentes et qu'ils ont fait découvrir au public lundi dernier lors d'une opération portes ouvertes.

© A.Marlet

Version:1.0 StartHTML:0000000207 EndHTML:0000004972 StartFragment:0000002863 EndFragment:0000004936 SourceURL:file://localhost/Users/pascal/Desktop/VIDEOS/2016/02-S03%20du%2022-01-16/Eilyps/eilyps.doc "Ici nous avons choisi de déléguer les postes génisses, alimentation, cultures et on fonctionne en conduite grand troupeau, en système maxi pâturage", annonce pour planter le décor Martine Blin, une des deux associés du Gaec Lait Sperance. La rencontre entre les deux associés s'étant faite par l'intermédiaire du contrôle laitier. Et si en ce 18 janvier, près de 1500 personnes ont répondu à l'invitation Portes ouvertes, c'est pour découvrir le nouveau bâtiment réalisé en collaboration avec les services d'Eilyps. "Dans un premier temps, il a fallu définir les attentes et les objectifs des associés", explique Julien Hamon, concepteur du bâtiment. "Gagner sa vie, travailler avec du temps pour la vie personnelle, le plus de pâturage possible...." Voici quelques uns des critères retenus. Le choix s'est donc porté sur un bâtiment "compact". Un bâtiment de 2 000 m2 de toiture et de 4 500 m2 de terrassement en comprenant les accès. Avec 120 places en logettes paillées et un bloc traite 2x20 simple équipement. Mais un bâtiment compact, ça veut dire quoi ? "Cela signifie que l'on a voulu rationnaliser au maximum le bâtiment en profitant des aires de vie et des aires de raclage pour une éventuelle deuxième fonctionnalité. A savoir le stockage des vaches pour l'aire d'attente. On a essayé aussi d'incorporer au maximum le bloc traite dans le bâtiment", développe Julien Hamon. La laiterie, le local machine, le vestiaire, le bureau et à l'étage cuisine, salle d'archivage et salle de repos, complètent l'installation.

Toutes les déjections gérées en système fumier
Les logettes sont paillées à hauteur de 8 kg par vaches et par jour. Toutes les déjections sont gérées en système fumier. Et on compte deux tables d'alimentation sur six rangées de logettes face à face. Le bloc traite a été réalisé dans le prolongement des logettes centrales, avec une ligne haute et les sorties se font sur les aires d'exercice au centre.
Quant à la gestion des logettes paillées, l'objectif ici est d'avoir un maximum de fumier sur l'exploitation. "La contrainte, c'est qu'il faut absolument avoir des tas de fumier qui se tiennent dans la fumière", ajoute Julien Hamon. D'où la nécessité de séparer le plus possible le solide du liquide. Une pré-fosse d'égouttage a été mise en place, sur laquelle les racleurs s'avancent. Le fumier s'égoutte et la partie solide continue son déroulement vers la fumière. La partie liquide de la pré-fosse caillebotis est elle pompée pour être évacuée dans une fosse géomembrane.
Un nouveau bâtiment qui ravit ses propriétaires. "On ne passe qu'une heure à deux pour la traite", se réjouit Martine Blin, qui avec son associé réfléchit à une prochaine étape : une conversion en bio.

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