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Un bâtiment ponte résolument novateur

Multiplicateur pour le groupe Doux, Alain Guéguen, éleveur à Saint-Goazec (29), a réfléchi dans les moindres détails au bâtiment dont il rêvait pour poursuivre sa carrière dans de bonnes conditions. Le résultat ? Un bâtiment résolument novateur, que ce soit au niveau de sa taille, de la disposition des pondoirs, de l'alimentation des animaux, de la ventilation...

"Je voulais agrandir depuis longtemps". Installé avec un poulailler de 8 000 poules pour la production d'œufs à couver, Alain Guéguen a d'abord travaillé pour Bourgoin, avant de passer à Univol puis chez Doux. "Des crises, j'en ai connues. Si j'étais resté à cette taille d'élevage, je n'aurai pas passé la prochaine".

Deux bâtiments en un seul

Son bâtiment amorti, il fait le choix de partir d'une page blanche pour doubler la taille de son élevage. "Je voulais aussi lui donner une taille suffisante pour le rendre reprenable". Il commence par visiter quelques élevages aux Pays-Bas, au Danemark... et décide lui-même de l'outil qu'il veut pour travailler. Première surprise : les dimensions généreuses du bâtiment, qui affiche 22 mètres de large et une surface de 2 200 m² pour abriter 18 000 poules. "En fait, j'ai décidé de mettre deux bâtiments dans le même". Une impression qui s'accentue encore à la visite, quand on découvre les rangées de pondoirs, au centre et de chaque côté du bâtiment. "Où qu'elles soient, les poules verront un pondoir à droite, un autre à gauche et non plus un mur de l'un des côtés. Ça devrait limiter le nombre d'œufs au sol", espère l'éleveur, qui compte gagner en qualité d'œufs et en temps passé à cette tâche astreignante.

Un bâtiment, deux lots

Autre innovation : l'aliment sera distribué indépendamment au niveau de chaque parc, grâce à un système VDL assez peu répandu pour le moment. "Chaque lot pourra ainsi être géré différemment, en fonction des résultats de ponte, précise Romain Guillet, directeur de Doux accouvage. Et les poules devraient être plus homogènes". La distribution se fera sur la longueur, les animaux ayant accès aux deux côtés de la mangeoire, au même moment pour les poules, qui disposeront de trois chaînes, et les coqs, qui en auront une, positionnée au milieu. "Ça permettra une meilleure répartition des animaux et plus d'œufs fertiles", espère l'éleveur.

Ventiler différemment en été et en hiver

La gestion de l'ambiance du bâtiment a aussi été pensée dans ses moindres détails. "En hiver, la ventilation sera haute, avec 96 trappes sur les côtés et cinq extracteurs au plafond, détaille Alain Guéguen. En été, huit turbines au pignon prendront le relais". L'éclairage est assuré par des Led, permettant de l'ajuster aux besoins grâce à une cinquantaine de tubes.

Avec 625 000 €, l'investissement est conséquent. "Mais négocier avec des entreprises locales nous a permis de sérieuses économies", chiffre l'éleveur, qui a lui-même réinstallé les pondoirs de son ancien bâtiment sur les côtés du nouveau. "Un contrat de dix ans nous lie à l'éleveur, rajoute Romain Guillet. Et Doux a pris à sa charge 25 % du coût".

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