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Agriculteurs en difficulté
Un besoin croissant d'accompagnement

L'Atèse accompagne les agriculteurs qui rencontrent des difficultés économiques. En 2010, 155 ont fait appel au service de cette association.

David Dugéperoux, président, et Fabrice Guérin, responsable technique de l'Atèse, l'association d'appui technique, économique et social aux exploitants.
David Dugéperoux, président, et Fabrice Guérin, responsable technique de l'Atèse, l'association d'appui technique, économique et social aux exploitants.
© Cécile Julien

2009 l'avait laissé présager, 2010 l'a confirmé. Les agriculteurs confrontés à des difficultés économiques sont de plus en plus nombreux dans le département. L'an dernier, ils sont 155 à avoir déposé un dossier à l'Atèse. Soit 5% de plus qu'en 2009. "Et en plus, le dispositif Dacs-Agri a permis d'aider 637 autres exploitations", souligne David Duguéperoux, le président de l'Atèse, lors de l'assemblée générale du 30 juin.

70 % des 155 dossiers traités par l'Atèse ont été jugés comme redressables. Les exploitations les plus vulnérables sont celles sous statut individuel. "Le profil type de l'agriculteur en difficulté est un célibataire d'une quarantaine d'années qui a perdu ses repères par manque de projets professionnels ou suite à des problèmes familiaux", analyse Fabrice Guérin, responsable technique de l'Atèse.

 

Manque de moyens, manque de formation

La grande majorité - 80% - des dossiers concerne des exploitations laitières, ce qui reflète les difficultés de la conjoncture. L'Atèse voit, actuellement, augmenter les difficultés dans les élevages allaitants. Si les structures des exploitations en difficulté sont assez proches des moyennes départementales, c'est plus souvent du côté de la rentabilité que les résultats pêchent. Dans ces exploitations, l'endettement est de 77%, contre une moyenne départementale à 53%. Le manque de rentabilité demande un accompagnement technique et économique dans la durée.

Rencontrent aussi des difficultés des exploitations qui ont peu ou pas évolué en terme de moyens de production. Une confortation de ces moyens s'avère alors nécessaire.

Point étonnant, malgré une crise qui perdure, les éleveurs de porcs sont relativement peu nombreux à demander de l'aide. "Est-ce parce que les procédures d'aides sont peu adaptées à la structure des exploitations porcines, est-ce parce que les groupements préfèrent gérer les problèmes en interne ?", s'interroge l'Atèse.

Pour l'année à venir, profitant du fléchissement des demandes grâce à la meilleure conjoncture laitière, l'Atèse veut renforcer le suivi dans la durée des exploitations qui ont rencontré des difficultés. L'association encourage les agriculteurs qu'elle suit à se saisir de toutes les opportunités de formation. "La formation est un outil indispensable pour avancer, échanger et lutter contre l'isolement", ne manque pas de rappeler David Dugéperoux.

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