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Un budget contraint pour le département du Finistère

Fin décembre, le Conseil départemental a organisé deux réunions d'information sur son budget, à destination des élus, des associations mais aussi du grand public, à Quimper et la Roche Maurice.

De gauche à droite : Armelle Huruguen, vice-présidente du Conseil départemental, en charge des territoires et de l'environnement, Marc Labbey, vice-président en charge des solidarités, de l'enfance et de la famille, Nathalie Sarrabezolles, présidente, et Roger Mellouet, vice-président en charge des ressources et des finances.
De gauche à droite : Armelle Huruguen, vice-présidente du Conseil départemental, en charge des territoires et de l'environnement, Marc Labbey, vice-président en charge des solidarités, de l'enfance et de la famille, Nathalie Sarrabezolles, présidente, et Roger Mellouet, vice-président en charge des ressources et des finances.
© Chantal Pape

"Sur 100 € de dépenses, le Département consacre 50 € aux personnes âgées, à l'enfance, la jeunesse et la famille, détaille Roger Mellouet, vice-président chargé des ressources et des finances. 21 € à l'insertion l'économie, l'emploi et la recherche, 16 € au cadre de vie, au logement et aux déplacements, 6 € aux collèges, 4 € à la culture, au sport, aux loisirs et à la langue bretonne, et 3 € au Sdis, le service départemental d'incendie et de secours".

 

Des recettes en baisse

 

Le conseil départemental du Finistère dispose d'un budget annuel de l'ordre de 1 milliard d'€. Si les dépenses augmentent, + 7 millions pour le RSA par exemple, les dotations de l'Etat sont à la baisse pour la troisième année consécutive. Représentant près de 25% des recettes, elles diminuent de 15,3 millions d'€ cette année, 53 millions cumulés sur la période 2013-2017. Parmi les autres recettes, "la taxe foncière sur les propriétés bâties est le seul impôt perçu en direct, rappelle Roger Mellouet. Et son taux, 14,97%, n'a pas varié depuis 2011 quand la moyenne nationale se situe à 15,32% et que certains départements, comparables au Finistère, ont dépassé les 17%". Les droits de mutation à titre onéreux, autre ressource fiscale des départements, sont très variables d'une année à l'autre et dépendent directement du dynamisme de l'immobilier.

 

Préserver l'investissement

 

"Les recettes diminuent et les attentes en matière de service public augmentent", constate Nathalie Sarrabezolles, la présidente du conseil départemental. Faire mieux avec moins ? "Illusoire". Mutualiser ? Rationaliser ? "On arrive au bout". Dans ce contexte tendu, "il faudra trouver des marges de manoeuvre", explique Roger Mellouet.

En révisant le budget de certaines actions, "tout en maintenant celles auprès des populations les plus fragiles", le Département table sur 21 millions d'€ d'économies. Mais il tient à préserver le niveau des investissements. "C'est aussi de l'emploi". Et fera appel à l'emprunt pour les financer. "Le niveau d'endettement est faible, 292 €/habitant quand des départements comparables en sont à 497 €. Il nous reste des possibilités !"

 

Une année de transition

 

2016 sera une année de transition pour le Conseil départemental. "Début 2017, les transports interurbains basculeront vers le Conseil régional, souligne Armelle Huruguen, vice-présidente en charge des territoires et de l'environnement. Et, en septembre 2017, ce sera au tour des transports scolaires". Une bascule qui se fera via un transfert des moyens humains et financiers. "La gestion des déchets ménagers sera aussi désormais de la compétence de la Région". La loi Notre va aussi obliger chaque conseil départemental à revoir ses aides à l'économie. "Dans le cadre de conventions avec le conseil régional, nous pourrons continuer à agir pour l'agriculture, la forêt, la pêche...".

L'action du Département en quelques chiffres

 

 

25 millions d'€ d'investissements pour les collèges,

3 600 km de routes à entretenir,

6 000 arrêts de car (transport scolaire ou interurbain),

1 900 enfants placés,

385 places supplémentaires créées pour l'accueil de handicapés à l'horizon 2018,

près de 4 000 agents.

 

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