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Un chéquier pour inciter les jeunes à adhérer au service de remplacement

Parce que l'accident ou la maladie n'arrivent pas qu'aux autres, Finistère remplacement veut inciter les agriculteurs à s'assurer. Et parce qu'il n'est jamais trop tôt pour prendre de bonnes habitudes, un partenariat avec Groupama Loire Bretagne permet aux récents installés de bénéficier d'un chéquier de 5 journées de remplacement offertes.

L'an passé, les 11 services locaux et Finistère remplacement ont totalisé 26 000 journées de remplacement. "Avec plus d'une journée sur deux, la maladie, l'accident et le décès restent les principales causes d'appel à nos services", note Noël Raguénès, le vice-président, heureux de constater que "malgré la conjoncture, les agriculteurs continuent à partir en vacances", les congés mobilisant près de 4 journées de remplacement sur 10.

Le remplacement lié à la naissance d'un enfant représente 7% des journées. "Avec 22 femmes remplacées seulement l'an passé, les congés maternité ont beaucoup diminué, les jeunes femmes travaillant souvent à l'extérieur. Mais les papas sont nombreux à profiter de leur congé paternité, 69 l'an passé".

 

12% des adhérents en arrêt

 

L'assemblée générale, le 23 juin dernier à Quimper, a aussi été l'occasion de mettre l'accent sur le partenariat noué avec Groupama Loire Bretagne et son assurance spécifique Alterre Ego. "Les résultats techniques s'étant améliorés, l'indemnité journalière passe de 101 à 103 €, précise Gilbert Tromeur. Et on a retiré un jour de carence sur l'accident". Et le président de Finistère remplacement de souligner tout l'intérêt d'une telle assurance. "En moyenne, un agriculteur aura quatre arrêts de travail dans sa carrière, pour une durée moyenne de 30 à 40 jours". Et, au niveau du service de remplacement, ce sont 12% des adhérents qui sont en arrêt chaque année, pour une dépense moyenne de 4 360 €.

Mis en place pour inciter les récent installés à adhérer à un service de remplacement, le chéquier JA leur offre cinq journées de remplacement, quel qu'en soit le motif. "Dommage que tous les jeunes n'en profitent pas", regrette Gilbert Tromeur.

 

Les risques psycho-sociaux

 

Avec 1 262 exploitations adhérentes, Finistère remplacement a totalisé l'an passé plus de 17 000 journées de remplacement, assurées par l'équivalent de 107 salariés à temps plein, dont 22% de femmes, encadrés par 9 collaborateurs administratifs. Fidèle à sa politique de formation de ses salariés, l'entreprise a organisé dix nouvelles sessions l'an passé, sur les techniques d'élevage, le passage du Caces, le robot de traite...

Thème plus novateur, les risques psycho-sociaux au travail ont également été abordés, notamment pour apprendre à appréhender les situations difficiles liées à un décès ou une maladie. "Et nous avons sollicité la MSA pour mettre l'accent sur la prévention des risques", rajoute Stéphane Charon, le directeur de Finistère remplacement. Première action concrète : les salariés de plus de 45 ans travaillant en porcherie sont désormais équipés de bouchons d'oreilles personnalisés. L'action, dotée d'un budget de 80 000 €, devrait se poursuivre sur trois ans.

 

Une journée pour s'intégrer

 

Fortement sollicité durant l'été, Finistère remplacement embauche des saisonniers pour épauler son équipe de permanents. "Pour les aider à s'intégrer, nous avons mis sur pied une journée des nouveaux arrivants, indique Stéphane Charon. Ce temps permet de préciser les fondamentaux de l'entreprise et l'esprit dans lequel on veut travailler".

Finistère remplacement a aussi profité de son assemblée générale pour faire le point sur sa communication. "Après sa licence pro en alternance chez nous, nous venons d'embaucher Marie Claquin, explique Stéphane Charon. En plus des paies et du service aux adhérents,elle est chargée d'animer nos comptes Facebook et Twitter". Une nouveau lien entre l'entreprise, ses s adhérents et ses salariés, mais aussi une autre façon, bien dans l'air du temps, de se faire connaître à l'extérieur !

 

 

De nouveaux locaux

 

Voilà 6 mois que Finistère remplacement et Partag'emploi ont déménagé dans leurs nouveaux bureaux, 34 rue Jacques Anquetil, à Quimper. "La vente des locaux de la Maison de l'agriculture nous a poussé à réfléchir, indique Stéphane Charon, le directeur des deux structures. Et nous avons fait le choix d'investir, car l'achat ne nous coûte pas plus cher que la location". Idéalement situé, à proximité immédiate de la 4 voies, le bâtiment est facile d'accès pour les adhérents et dispose d'une salle de réunion

 

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