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MPB
un marché à livraison différée en cours de réflexion

Tandis que les prix montent au MPB, ce dernier a proposé aux abatteurs de lancer un marché à livraison différée.

Jean-Pierre Joly, directeur du MPB.
Jean-Pierre Joly, directeur du MPB.
© Terra

Mercredi 13 avril, le Marché du porc breton (MPB) présentait aux abatteurs des propositions pour la création d’un marché du porc à livraison différée (voir Terra N° 265 page 8). Si jamais le projet venait à intéresser les abatteurs, "une commission mixte de travail sur le sujet devrait voir le jour d’ici quelques semaines", explique Jean-Pierre Joly, directeur du MPB. Ce marché est une "opportunité" à condition qu’il intéresse les deux parties, éleveurs comme abatteurs, souligne-t-il, tout en ajoutant que, d'ores et déjà, quelques éleveurs et abatteurs ont manifesté leur vif intérêt. Et d'ajouter : "les abatteurs doivent en discuter entre eux et revenir vers nous la semaine prochaine. Si tous ne sont pas partant, rien ne dit qu'on ne le fera pas avec ceux qui le souhaiteraient".
Selon lui, il s’agirait de "vendre à X semaines à un prix ferme et définitif un lot de porcs standards, tout en sachant qu’avant de rentrer dans le détail, il faut déjà des partenaires". Il précise tout de même que "les mêmes méthodes de traitement des porcs que pour la base cadran seraient appliquées". Les animaux seraient donc toujours contrôlés par Uniporc Ouest et la plus-value serait conservée. En somme, pas de nouveau cahier des charges... "Nous essayons de rester très simples dans les propositions de fonctionnement, relève Jean-Pierre Joly Rien à voir avec les marchés à terme". Avec la création d’un tel marché, un éleveur pourrait proposer un lot à un prix fixé plusieurs mois avant que ses animaux ne soient engraissés. Si jamais ce lot ne trouvait pas acheteur, l’éleveur pourra toujours le vendre par défaut au prix spot.


Hausse des prix au MPB

Quant au prix qui continue de monter au MPB, le directeur le lie, d'une part, à l'augmentation du coût des céréales, et, d'autre part, à un déséquilibre offre-demande, la première étant plus faible que la seconde. Un rééquilibrage qui se fait selon lui "à marche forcée" et qui pourrait subsister à deux conditions : que les exportations sur les pays tiers se maintiennent et que les prix à la consommation n'augmentent pas trop fortement.
"Les hausses sensibles du prix du porc ne doivent pas faire illusion : des efforts restent à faire pour équilibrer les comptes d'exploitation des éleveurs, souligne quant à elle la FNP dans un communiqué. Si des engagements ont été pris au sein de la filière porcine française sur VPF et l'origine des produits, la répercussion des hausses est désormais plus que jamais d'actualité. Aussi, toute démarche des opérateurs de la filière qui viserait à brader la production et maintenir des prix bas irait à l'encontre de cet effort collectif, prévient la FNP. Les producteurs de porcs resteront vigilants et maintiendront leur pression syndicale pour obtenir de réels résultats sur l'affichage de l'origine de leurs produits et la répercussion des hausses de leurs coûts de production", conclut la FNP.

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