Aller au contenu principal

Pomme de terre
Un nouveau bâtiment pour les producteurs de plants

Après la fusion des syndicats du nord du département, en 2004, les producteurs de plants viennent de se doter d'un bâtiment flambant neuf. S'il permet de rationaliser le travail des techniciens, il se veut être également une vitrine pour les producteurs.

Implanté au bord de la 4 voies, à hauteur de Landivisiau, le bâtiment des producteurs de plants de pomme de terre attire l'œil. Une façon de mieux se faire connaître et, qui sait, d'attirer de nouveaux producteurs !
Implanté au bord de la 4 voies, à hauteur de Landivisiau, le bâtiment des producteurs de plants de pomme de terre attire l'œil. Une façon de mieux se faire connaître et, qui sait, d'attirer de nouveaux producteurs !
© TERRA
Le 30 mai prochain, sera inauguré le bâtiment du syndicat des producteurs de plants de pomme de terre de Bretagne Ouest. Situé au bord de la 4 voies, à la hauteur de Landivisiau, il est l'aboutissement d'une démarche engagée depuis des années par les producteurs. "Au début des années 2000, il y avait 4 syndicats de producteurs sur le nord du département", rappelle Yvon Pouliquen, chef de secteur. En plants de pommes de terre comme dans les autres productions agricoles, la traçabilité est de plus en plus exigeante. Et, au moment des expéditions, les techniciens de secteur passent une bonne partie de la matinée à imprimer les certificats, ce qui les rend moins disponibles pour assurer leurs autres missions.

Gagner en efficacité
"C'est en partant de ces constats que nous avons décidé de rapprocher les syndicats", explique Pierre Billant, producteur de plants à Saint Urbain et cheville ouvrière de la fusion. Ce sera chose faite le 3 mars 2004 : les syndicats d'Irvillac, du Nord Finistère, de Pleyber Christ et du Léon regroupent leurs moyens et fondent le syndicat de Bretagne Ouest, qui compte désormais 150 producteurs et près de 3 000 hectares de pommes de terre, du Conquet à Plougasnou, de Lannéanou à Hanvec, pour une production de l'ordre de 75 000 tonnes de plants, dont plus des deux tiers à l'exportation, "ce qui fait de nous le plus gros syndicat français", affirme Pierre Billant, son président.
Les locaux de chaque syndicat étant vétustes et inadaptés, il est rapidement décidé de les vendre et de regrouper l'ensemble des salariés sur un même site, au centre de la zone d'activité du nouveau syndicat. Le temps de trouver un terrain et d'achever les travaux, ils seront hébergés dans une pépinière d'entreprises, à Landivisiau, avant de prendre possession, le 20 février dernier, de leurs locaux flambant neufs, situés sur la zone artisanale de la Croix des Maltotiers, à Bodilis. "C'est aussi une vitrine de notre savoir-faire", estime Yvon Pouliquen, qui reçoit des délégations d'acheteurs étrangers à longueur d'année.

Redynamiser la production
Désormais, l'impression des certificats est assurée par une jeune femme, embauchée pour la saison, certificats qui sont ensuite livrés par messagerie aux techniciens. Délivrés de cette tâche administrative, ils peuvent se consacrer entièrement à leurs deux missions, l'appui technique auprès des agriculteurs et le contrôle de l'ensemble de la production, de la plantation à la récolte et à l'expédition, afin de délivrer à chaque lot son passeport phytosanitaire européen, document indispensable depuis la création de l'espace Schengen et la libre circulation des marchandises. "Sur ce volet, nous agissons par délégation au travers du SOC, le Service officiel de contrôle".
Si la fusion des syndicats a débouché sur une meilleure efficacité du travail des techniciens, elle a également permis aux producteurs de retrouver une nouvelle dynamique. "Il n'y a plus de guerre de clochers", se félicite Pierre Billant. Et de nouveaux projets se font jour, comme le parrainage, pour accueillir de nouveaux producteurs, ou, pour faciliter leur démarrage dans la production, la mise en place de contrats qui leur permettraient de n'assurer que la production, tri et conditionnement se réalisant chez des producteurs déjà équipés.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le Space sera bien là en 2021, à Rennes
Le salon de l'élevage fait son grand retour à Rennes. Entre soulagement, fierté et impatience, les organisateurs du Space livrent…
Marché foncier en croissance, des prix qui continuent de progresser
Un an de crise sanitaire n'auront pratiquement eu aucune incidence sur l'activité du marché foncier et de la Safer. Mieux, le…
Choucas : du blé pour camoufler le maïs
Ravageurs, désherbage du maïs et pression des maladies sur céréales…, programme dense à la réunion bout de champ Agrocultures,…
Porcs : les éleveurs demandent la fin de la castration
"On bute sur le mur des abatteurs… Si le gouvernement ne nous aide pas, ça va être compliqué". Mardi dernier, l’association pour…
Les Entreprises des territoires en recherche constante de reconnaissance
Les entreprises des territoires (EDT) se réunissaient encore une fois en viso conférence pour l’assemblée générale 2021. l’…
L’agriculture intensive et le hors sol : une chance pour la Bretagne

Productiviste, industrielle et intensive à outrance : voilà les qualificatifs réducteurs et mensongers dont certains ne…

Publicité