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MARCHÉ À LA LIVRAISON DIFFÉRÉE
"Un nouveau projet pour la production porcine"

Syproporcs propose un nouvel outil de commercialisation des porcs qui permet aux adhérents d'engager une partie de leurs volumes suivant les cotations d'un abattoir. Le groupement de producteurs espère que cette initiative fera tâche d'huile chez d'autres opérateurs.

Hervé Gaté, président de Syproporcs.
Hervé Gaté, président de Syproporcs.
© terra

Pour tirer son épingle du jeu entre un prix du porc atone et d'énormes fluctuations du prix de l'aliment, "il ne suffit plus d'être bon techniquement", constate Hervé Gaté, président de Syproporcs, un groupement dont la production est passée de 100 000 porcs en 2003 à 800 000 en 2010. "Face aux changements d'environnement, on est obligé d'innover et d'avancer", estime ce pionnier, travaillant depuis deux ans à un nouvel outil de commercialisation des porcs : le marché à livraison différée.
Comment fonctionne-t-il concrètement ? Les éleveurs sont informés chaque semaine d'une nouvelle cotation mensuelle (prix de base), proposée par l'abattoir, en fonction du marché, et négociée avec Syproporcs. Ils choisissent alors d'engager, ou non, une partie de leurs volumes, avec un délai de carence d'un mois, le lot minimal étant de 50 porcs.
"Le contrat tripartite est signé à la fois par l'éleveur, Syproporcs et l'abattoir, précise Daniel Bellec. L'éleveur est responsable des volumes engagés. Mais si un contrat ne peut être respecté pour raison sanitaire par exemple, le groupement de producteurs assure la bonne fin de l'opération".

La sécurité du prix à moyen terme


L'avantage pour l'éleveur ? "Cet outil permet de fixer une marge pour les mois à venir, apprécie Hervé Gaté, en parallèle de la contractualisation du prix de l'aliment(1). Il donne la sécurité du prix tout en restant maître de ses choix. Pour accéder à ce marché, aucune contrepartie commerciale n'est demandée, simplement une formation d'au moins une journée".
Seul l'abattoir Kermené est, pour l'instant, dans la démarche. Ses intérêts résident dans "la garantie des approvisionnements" et "une meilleure visibilité pour les clients", selon Daniel Bellec. Six éleveurs du groupement ont déjà contractualisé pour les mois à venir. Hervé Gaté invite maintenant "d'autres opérateurs et abattoirs à s'engager", rappelant que "Syproporcs n'est aucunement propriétaire de l'outil" et que "la reprise à l'échelle collective de cet outil, notamment par le MPB, conditionnera la réussite de ce marché". Il croit aux interactions entre le marché à livraison différée et le MPB, par lequel passent aujourd'hui 70% des volumes de Syproporcs. "C'est un moyen de renforcer la cotation journalière du porc breton", estime Hervé Gaté
(1) La coopérative du Gouessant à laquelle Syproporcs est adossé propose la contractualisation de l'aliment.

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