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Un projet alimentaire de territoire pour favoriser production et achats locaux

Un PAT, un projet alimentaire de territoire vient de se mettre en place sur le département En agissant du foncier à l'assiette, il veut promouvoir "une alimentation saine, de proximité et à un prix adapté". Et vient d'être distingué par le ministère de l'agriculture.

Porté par Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental, et Stéphane Péron, conseiller départemental en charge de l'agriculture, le PAT, le projet alimentaire territorial du Finistère est l'un de 47 lauréats de l'appel à projets du ministère de l'agriculture.
Porté par Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental, et Stéphane Péron, conseiller départemental en charge de l'agriculture, le PAT, le projet alimentaire territorial du Finistère est l'un de 47 lauréats de l'appel à projets du ministère de l'agriculture.
© Chantal Pape

PAT. Si l'agriculture est déjà riche de sigles, en voici un nouveau, pour projet alimentaire de territoire. Porté par le conseil départemental, il fait partie des 47 lauréats de l'appel à projet lancé par le ministère de l'agriculture, "qui a apprécié notre rôle fédérateur", souligne Stéphane Péron, conseiller départemental et cheville ouvrière du PAT.

 

Producteurs ou consommateurs

 

Petit retour en arrière. "Comme la jeunesse ou l'égalité homme-femme, ce PAT fait partie des projets emblématiques retenus dans notre projet départemental 2016-2021", rappelle Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère. Un PAT aux objectifs ambitieux : favoriser une alimentation saine, de proximité et à un prix adapté à tous les Finistériens, qu'ils soient producteurs ou consommateurs.

 

Du foncier à l'assiette

 

"Notre réflexion veut aller du foncier à l'assiette", indique Stéphane Péron. Une réunion de travail, le 3 mars dernier, a donc réuni une quarantaine de partenaires, chambre d'agriculture ou maison de l'agriculture bio, Safer ou Terre de liens, chambre des métiers ou chambre de commerce, associations de consommateurs, DDTM, Pays... D'un bout à l'autre du département, les initiatives en faveur d'une consommation locale sont nombreuses. "Dans un premier temps, nous allons réaliser un diagnostic partagé. Puis un plan d'action 2018-2020 sera bâti, avant des assises départementales de l'alimentation, programmées le 16 octobre prochain".

 

De la crèche à la maison de retraite

 

Première étape pour produire local, le conseil départemental entend s'engager pour limiter l'artificialisation des terres. "Nous voulons aussi être exemplaires", rajoute Nathalie Sarrabezolles. Le conseil départemental va donc continuer à lutter contre le gaspillage alimentaire. "50 grammes par plateau, ça commence à faire de belles quantités quand on sert 3 millions de repas par an dans les collèges". Ou promouvoir les produits bio et locaux dans les cantines des collèges ou des restaurants inter-administrations, dont elle a la responsabilité. "L'objectif est de doubler les quantités achetées d'ici 2021".

Le conseil départemental va aussi proposer son aide aux maisons de retraite, crèches... "Nous pouvons leur apporter de l'ingéniérie par exemple. Et notre expérience". Mais les contraintes des appels d'offre restent fortes. "Les Côtes d'Armor testent la plateforme AgriLocal, qui permet une mise en relation entre producteurs et collectivités, dans le respect des règles de la commande publique, explique Stéphane Péron. A nous de voir s'il nous convient".

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