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Création d'une unité de déshydratation des fourrages
Un projet "collectif,

L'association pour la création d'une unité de déshydratation des fourrages, créée en 2006 et présidée par Erwan Daniel a tenu son assemblée générale le 16 avril dernier. Ses membres sont toujours mobilisés pour ce projet qui arrive dorénavant à la croisée des chemins. Rencontre avec son président

Erwan Daniel.
Erwan Daniel.

Quelle est la genèse de votre projet ?
Erwan Daniel ."Notre projet est collectif, de territoire et environnemental. Nous le développons en synergie avec Valorys. En 2006, nous avons interpellé les élus sur l'utilisation de l'énergie pour sécher les fourrages. Valorys utilise un four à vapeur, et l'eau qui en ressort est à 65, 70°. Cela permet de chauffer les serres en hiver et nous souhaitions l'utiliser à partir d'avril ou mai pour sécher les fourrages. Nous sommes 18 agriculteurs à faire partie de cette association et notre objectif est de reproduire le schéma mis en place par la Codema en Mayenne".

Quelle a été l'activité de l'association cette année ?
E.D. "En 2009, nous avons effectué une visite à la Codema, avec les entreprises agricoles pour voir comment la récolte était organisée. Par ailleurs, ils mettent en place un nouveau sécheur à basse température. Pour le volet industriel, nous avons un cabinet d'étude qui travaille sur la partie énergie. La première étude était négative car on arrivait à sécher 6 000 tonnes à l'année, alors qu'il en faudrait le double. Valorys a ensuite présenté son projet de chaudière bois, mais c'est toujours insuffisant. Il nous faut donc mobiliser du bois extérieur à Valorys et être soutenus par une véritable volonté politique au niveau départemental. D'autant plus que ce projet joue en faveur de la prévention de la fuite des nitrates, en remplacement le maïs par des cultures pérennes comme la luzerne".

Votre rapport d'orientation semble montrer que votre association est aujourd'hui à la croisée des chemins ?
E.D. "Nous sommes tout à fait à la croisée des chemins. Soit on continue… où l'on arrête. Nous avons dans ce cadre-là fait intervenir Nicolas Chapelat qui est venu nous présenter l'expérience de Geotexia. Il nous a dit de garder le moral. Pour Geotexia, le projet avait démarré en 1995 et ils posent les fondations actuellement !
Il est également intervenu pour nous aider pour savoir comment travailler avec un cabinet d'étude, ou encore comment mobiliser ? Comment convaincre ? En fin d'année, il faudrait savoir si on continue ou pas. En attendant nous allons nous employer à convaincre encore plus largement sur un plan départemental et le projet de Valorys pour les algues vertes pourrait aussi nous apporter de nouveaux débouchés".

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