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Un séjour solidaire à Madagascar pour les jeunes de la MFR de Poullan

Au printemps, sept élèves de la Maison familiale de Poullan sur Mer se sont rendues dans un orphelinat à Madagascar, le temps d'organiser des vacances pour une douzaine de jeunes. Un séjour solidaire, dont elles sont revenues changées.

Grâce à l'action de plusieurs bénévoles, les sept élèves de la Maison familiale de Poullan ont pu offrir aux orphelins malgaches bonnets, écharpes, pulls, vestes et jouets tricotés main en Bretagne.
Grâce à l'action de plusieurs bénévoles, les sept élèves de la Maison familiale de Poullan ont pu offrir aux orphelins malgaches bonnets, écharpes, pulls, vestes et jouets tricotés main en Bretagne.
© MFR Poullan/mer

Deux mois après leur retour, elles ont encore des étoiles plein les yeux. Il faut dire que Célia, Solène, Marie, Marion... ont vécu une expérience peu banale. Elèves en terminale Bac pro à la Maison familiale de Poullan sur Mer, elles se sont envolées en avril dernier pour un périple d'une douzaine de jours à Madagascar. Si elles en ont profité pour faire un peu de tourisme, le but de leur voyage était avant tout solidaire. "L'an passé, trois élèves de la MFR s'étaient déjà rendus là bas. Nous voulions continuer les échanges". Cette fois, contact est pris avec l'ONG Akary Tsimoka.

Boucler le budget

Mais le budget est conséquent. "Il nous fallait réunir 15 000 EUR", se souvient l'une des jeunes filles. Alors, durant toute l'année, elles s'entourent d'un réseau de bonnes volontés et mettent la main à la pâte pour fabriquer puis vendre des crêpes ou des confitures, organiser des trocs et puces, une grande soirée rougail-saucisses... "Ca nous a pris presque tous nos week-end. Mais nous y sommes parvenues".

Se former

L'argent trouvé, reste à obtenir les passeports, prévoir les vaccins... "Nous avons aussi eu une journée de formation à Quimper, pour comprendre et accepter la différence culturelle". Et l'heure du départ sonne enfin. Un voyage en mini-bus jusqu'à Paris, 11 heures d'avion jusqu'à Madagascar, une heure de voiture dans la capitale, et les voilà enfin aux portes de l'orphelinat, un moment qu'elles attendent depuis si longtemps. "Il accueille 200 enfants, issus de 130 familles défavorisées". Dirigé par un couple et son fils, l'orphelinat n'embauche pas de personnel : les plus grands s'occupent des plus petits et chacun a sa tâche attitrée.

Encadrer

Histoire de faire connaissance, les sept jeunes filles passent d'abord trois jours à l'orphelinat, organisant différents ateliers, jeux, chants, informatique, rédaction de CV pour les plus âgés, lecture pour les plus jeunes... Puis sonne l'heure du départ. "Ces enfants ne sortent jamais de l'orphelinat. Notre projet était d'offrir trois jours de vacances à une douzaine d'entre eux". Agés de 12 à 19 ans, ils prennent la direction d'une maison familiale, à près de trois heures de bus de la capitale. "Un trajet en musique et en chansons, avec guitare et djembé", se souvient Marie Guillou, la formatrice de la Maison familiale de Poullan qui les accompagne.

Offrir des vacances

Sur place, l'emploi du temps s'organise entre randonnées le matin, à la découvert de sublimes paysages de montagne, et découverte d'artisans l'après-midi : tisserand, forgeron, fromager. "A l'heure où il leur faut choisir un métier, cela leur a ouvert de nouveaux horizons". Le séjour se veut aussi culturel, avec une soirée sur l'exhumation des morts, une coutume solidement ancrée à Madagascar mais que ces orphelins n'oint pas eu l'occasion de vivre, une autre autour des danses traditionnelles, sans oublier un karaoké qui mêle les goûts musicaux des jeunes Françaises et des Malgaches. Des moments de partage et d'échange que les uns et les autres ne sont pas près d'oublier !

Et tellement recevoir en retour

Parmi leurs souvenirs, la visite du marché restera aussi en bonne place ! "Les odeurs, les couleurs... et les mouches, s'exclament en choeur les jeunes filles, qui ont découvert pour l'occasion que les normes sanitaires sont loin d'être les mêmes qu'en France ! Mais de leur voyage, elles retiendront aussi l'extraordinaire générosité des Malgaches. "Ils n'ont rien et donnent le peu qu'ils ont". Et l'impression d'avoir changé. "On est reparties avec bien plus que ce qu'on leur a apporté ! Eux vivent de peu. Et nous, ici, on en veut toujours plus. Et en plus, on se plaint...".

"Madagascar est parmi les pays les plus pauvres de la planète, rappelle Marie Guillou. Ce fut pour certaines un vrai choc". Pour autant, la Maison familiale aimerait bien continuer à tisser des liens avec l'orphelinat. "Nous partageons finalement les mêmes valeurs. Ici comme là-bas, nous voulons mettre en valeur les capacités des jeunes".

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