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Sécher le foin en grange
Un système herbager mieux valorisé

Améliorer les conditions de travail, la qualité de la ration... Pour mieux valoriser leur système herbager, les associés du Gaec de Loucouvienne, à Séglien, ont opté en 2009 pour le séchage solaire du foin en grange. Découverte de l'installation lors des jeudis du foin de l'association Ségrafo.


 


 





 





Ici, l'herbe est reine avec un «maxi
pâturage» de la fin février à la mi décembre. 75 ha dont 55
directement accessibles aux 50 vaches. «Nous faisions beaucoup
d'ensilage d'herbe. On bâchait, débâchait... Franchement, j'en
avais assez
», pointe Cédric Le Floch. En 2009, il fait
le choix de rejoindre ses parents sur l'exploitation laitière de
Séglien, Son projet ? «Créer un séchoir solaire en
grange
». De son coté, Fernand, installé depuis 81, a fait
évoluer son système, passant au tout herbe en 1995 et en bio dès
1998. Sur une référence de 409 000 l, 340 000 sont livrés à
Biolait. «Je trouvais intéressant ce projet de Cédric. Cela
permettait d'améliorer nos conditions de travail. Mais aussi de
distribuer une super qualité de ration avec une valeur alimentaire
proche de l'herbe sur pied, de sécuriser les récoltes et de
conforter notre choix de tout herbe
», inventorie Fernand
le Floch.





Savoir l'herbe cultiver


Évidemment, cultiver et récolter
l'herbe et ses variétés ne s'improvisent pas. «De l'herbe trop
jeune dans un séchoir serait catastrophique
», insiste Cédric
qui détaille dans les cellules l'emplacement de chaque foin, où 200
T sont remisés. Avec 4 fauches par an, les associés commencent
début mai à engranger la récolte, «dès qu'une fenêtre météo
se présente
». «C'est un fourrage riche en protéine, très
appètent. On rationne nos vaches l'hiver
». De l'implantation à
la réalisation, le projet a été mûri avec l'aide de l’association
d'éleveurs Ségrafo. «heureusement car au départ, nous voulions
utiliser un autre bâtiment éloigné de la stabulation pour
implanter les 3 cellules de séchage
». Conseillés, les éleveurs
implantent le séchoir face à la stabulation. Des cellules à la
table d'alimentation, le déplacement de la griffe est limité. «Pour
distribuer, c'est très simple, c'est deux fois ¼ d' heure par
jour». Alors même si le «démarrage a été difficile, 2010 à
cause de la sécheresse, 2011 ont a récolté 80 T, cette année,
c'est plein», apprécie Fernand Le Floch. Et les associés ne
regrettent pas les 170 000 euros investis, ni Fernand pour qui «cela
revalorise la ferme », ni Cédric car «c'est un investissement
de carrière pour pérenniser le système herbe».


Claire Le Clève





 





 


 





 


Sécher en grange


Pour quels coûts ?





Pour monter ce projet l'investissement
hors subvention était de 167 500 euros avec de l'auto-construction
dont, pour le bâtiment : 100 500 E, la ventilation : 10
000 E, la griffe : 32 000 E, les aménagements : 25 000 E,
les subventions : 27 000 E.


L'amortissement de 140 500 euros est
réalisé sur 12 ans


De 30 euros des 1000 litres, le coût
alimentaire est passé à 53, dont 18 euros de fourrage acheté en
2011.


Le coût de fonctionnement du séchoir
est de 45 euros des 1000 L





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