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RECHERCHE D'INHIBITEURS
Un test simple pour les éleveurs laitiers

Le risque de livrer un lait positif aux antibiotiques est certes minime, mais comme personne n'est à l'abri d'une erreur, et que les pénalités financières encourues sont lourdes, il existe pour l'éleveur un test de contrôle simple et efficace.

Plus de deux traitements antibiotiques sont effectués en moyenne par vache et par an en France, dans la moitié des cas pour des mammites, et dans un cas sur cinq pour un traitement au tarissement.
Pour Jean-Michel Fabre, de la société DSM, "le test de recherche des inhibiteurs vient en complément des bonnes pratiques connues, telles que l'identification des animaux traités, ou le respect des délais d'attente". Mais il arrive parfois que "l'éleveur oublie, qu'une erreur soit commise en présence de plusieurs trayeurs ou d'un trayeur inhabituel (remplacement, week-end), ou encore que le traitement soit modifié et les délais d'attente altérés", constate Javier Zabala, vétérinaire en Espagne, région de Navarre.
Et le risque de contamination du lait augmente avec la taille du troupeau, car le nombre de traites à écarter croît linéairement avec le nombre de vaches, mais aussi car des problèmes organisationnels, liés à la main d'œuvre, surviennent davantage à partir d'une certaine taille d'élevage.

Un test fiable et facile

Selon la société DSM Food specialities qui le commercialise, le Delvotest permet de détecter la majorité des antibiotiques. Sa sensibilité est proche de celle des LMR (limite maximale de résidus), et son utilisation est simple et adapté aux conditions d'élevage. Le test prend à peine 5 minutes. "C'est une référence dans plus de 100 pays, souligne Jean-Michel Fabre. Le Delvotest est utilisé par des services vétérinaires, laiteries, services de contrôle officiels, et par de nombreux éleveurs : 80% par exemple en Belgique, 20% en Allemagne". Le kit de départ coûte 150 ?, puis chaque test microbiologique environ 2 ?. Dans des conditions moyennes, 25 à 50 tests sont effectués par exploitation et par an, soit moins de 100 euros : un moindre mal comparativement au montant des pénalités, supérieures à 1 000 euros dans la plupart des cas.
Si une erreur est constatée a posteriori, ou que la période est à risque, le test sera à effectuer sur le lait du tank. Utilisé sur le lait d'un individu, il peut servir de test de libération à la fin du délai d'attente, pour vérifier que l'animal est bien négatif, en particulier lors de la modification d'un traitement.

Témoignage

Joao Niza Ribeiro, directeur de laboratoire pour l'union de coopératives Agros (2 000 éleveurs laitiers au Portugal et 25% de la production de ce territoire), a mesuré que "26% des fermes représentent 70% des problèmes de contamination du lait par les antibiotiques". En outre, si 0,4% de fermes sont positives aux inhibiteurs, 3 à 4% des camions seront contaminés.  C'est pourquoi, dans le cadre d'une démarche HACCP, ce laboratoire portugais a estimé "valable de déplacer le point critique de l'usine vers la ferme, pour diminuer les destructions de lait" et préconise désormais aux éleveurs, l'achat d'un test conjointement à la prescription d'antibiotiques.

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