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GÉNOMIQUE
Une autre solution pour s'affranchir des maladies ?

La génomique permet déjà aux centres d'insémination artificielle de sélectionner les taureaux. Permettra-t-elle demain de trouver des animaux résistants à telle ou telle maladie ? D'éradiquer les anomalies génétiques ?

Laurent Journaux, responsable génétique à l'Unceia, l'Union des centres d'insémination artificielle.
Laurent Journaux, responsable génétique à l'Unceia, l'Union des centres d'insémination artificielle.
© Terra

"La génomique, c'est un progrès technologique, une vraie révolution de la biologie". Invité lors de l'assemblée générale du GDS 29, le 29 janvier dernier, à Briec, Laurent Journaux a fait le point sur les applications de la génomique. Une technique qui, désormais, s'adresse aux bovins mais aussi aux ovins, porcs, chevaux. "Et, bientôt, il y aura aussi des puces pour les chèvres".
Pour le moment, l'application la plus connue reste la sélection en race laitière. "La France a été pionnière, dans les années 2001-2002, avec la Sam 1, la Sélection assistée par marqueurs". Toujours plus fiable, la Sam 2 permet de se passer de contrôle sur descendance. "Et, depuis juin 2009, les centres d'insémination proposent des mâles évalués par cette technologie".
Mais la génomique ne s'arrête pas là ! "On va désormais être capable de sélectionner sur de nouveaux critères", avance Laurent Journaux. Sur des caractères de résistance, aux parasites gastro-intestinaux du mouton, par exemple. Ou en éliminant les animaux les plus sensibles. "C'est déjà la sélection qui a permis d'éliminer certaines tares génétiques, comme le Blad, le pied de mule ou le SHGC. Ou de conserver les animaux résistants à la tremblante du mouton". La génomique permettra d'aller encore plus loin, en sélectionnant les animaux intéressants dès leur plus jeune âge. Mais aussi en déduisant leur réponse à une infection, un traitement.... De la science-fiction ? "Aux Etats-Unis, des marqueurs ont été repérés chez les bovins. Ils permettent de détecter les animaux qui répondent le mieux aux anabolisants ou à l'allotement en feed-lots".

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