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Une cellule départementale pour détecter les agriculteurs en difficulté

Anciennement baptisée Entr’agri, la cellule Réagir, pilotée par la chambre d’agriculture, est chargée de détecter puis d’accompagner les agriculteurs en difficulté.  

Désormais structurées au niveau national, pour rendre plus visible l’accompagnement des agriculteurs en difficulté par les chambres d’agriculture, des cellules Réagir ont été mises en place dans chaque département. "Dans le Finistère, elle existait, sous un autre nom, depuis 2009", souligne Bernard Simon, élu à la chambre d’agriculture, et référent de la cette cellule.

Tous les partenaires de l’agriculture

Composée de la chambre d’agriculture, la MSA, la DDTM, la DDPP et le Conseil départemental, le comité restreint de la cellule Réagir se réunit régulièrement, au gré des besoins. "Mais les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs peuvent être de plusieurs ordres, explique Laurence Plassot. Financières, mais aussi techniques, réglementaires, familiales, de santé, de mésentente...". Et parce que chacun des partenaires de l’exploitation, banquier, comptable, fournisseur d’appro, coopérative…, peut saisir des "signaux faibles", ils sont tous regroupés au sein de la cellule Réagir, pour une détection plus efficace. "Il ne faut pas hésiter à nous prévenir", insiste l’animatrice de la cellule finistérienne.

Un accompagnement

Si ce n’est pas l’agriculteur qui fait lui-même la démarche, elle va d’abord mener un travail d’enquête et tenter d’identifier, parmi les partenaires de l’exploitation, celui qui serait la meilleure porte d’entrée. "Je propose alors à l’agriculteur un temps d’écoute et d’échange sur ses difficultés". Ce premier rendez-vous peut durer deux ou trois heures, histoire de bien balayer l’ensemble des difficultés. Puis un second rendez-vous est programmé. "Le plus souvent, je suis alors accompagnée d’un travailleur social de la MSA, car les difficultés peuvent aussi toucher la famille". Un audit de la situation permettra ensuite de cerner les difficultés. "Et ce n’est pas forcément la chambre d’agriculture qui conduira tous les accompagnements". Et là encore, pourront intervenir les partenaires de l’exploitation. "Chacun bossera sur le sujet qui le concerne".

De la poursuite d’activité à la liquidation

En fonction de la nature ou du niveau des difficultés, plusieurs solutions peuvent être envisagées, de la poursuite d’activité à la liquidation judiciaire. "Sur les 4 000 nouveaux agriculteurs accompagnés tous les ans au niveau national, 60 % s’en sortent, en retrouvant de la solidité financière", indique Laurence Plassot. Dans le Finistère, elle a enregistré cette année 82 nouveaux cas, principalement en production laitière, 35 cas, mais aussi en porc, 14, maraîchage, 5, volaille de chair, 4 et poules pondeuses, 4.

Détecter tôt

"Il faut anticiper et détecter les difficultés le plus tôt possible, martèle l’animatrice. Un vide sanitaire qui s’allonge, un dépassement régulier de l’ouverture de crédit, un turn over important des salariés, un non-suivi des factures… autant de signaux qui doivent alerter et inciter agriculteurs et partenaires à appeler la cellule Réagir. "Pour mieux nous faire connaître, nous allons organiser des réunions d’information dans les mois à venir à destination des conseillers et techniciens de nos partenaires".

 

Pratique

Vous ou quelqu’un de votre entourage rencontrez des difficultés ? N’hésitez pas à joindre la cellule Réagir au 06 73 66 64 49 ou par mail reagir29@bretagne.chambagri .fr. Elle vous proposera écoute et accompagnement en toute confidentialité.

 

Une cellule de prévention de la maltraitance animale

Mis en place par l’État dès 2017, le dispositif de prévention et de lutte contre la maltraitance animale se décline désormais au niveau de chaque département. Face à une situation d’urgence, avec maltraitance avérée, les services de l’État interviennent directement. La chambre d’agriculture, elle, pilote la cellule de prévention, chargée de recenser les exploitations où des risques de maltraitance animale sont identifiés. "Comme pour la cellule Réagir, nous centralisons les informations, provenant des partenaires de l’agriculture, puis nous cherchons l’interlocuteur le plus approprié pour faire prendre conscience de la situation aux agriculteurs concernés, indique Laurence Plassot. Un plan d’action est ensuite défini et nous faisons un point régulier sur l’évolution de l’élevage".

Composé de la chambre d’agriculture, des services de l’État (DDPP et DDTM), du Conseil départemental et de la MSA, le comité restreint comprend aussi l’EDE, le GDS, les vétérinaires du GTV, et l’UGPVB, l’union des groupements en porc, bovins et œufs. Il se réunit régulièrement et échange en toute confidentialité sur les situations qui lui sont soumises.

 

 

 

 

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