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Une certification pour clarifier les efforts environnementaux

Lors de leur assemblée générale, les membres du réseau Farre se sont informés sur la certification environnementale et son articulation avec la démarche d'agriculture raisonnée.

Lors de l'assemblée du réseau Farre.
Lors de l'assemblée du réseau Farre.
© Cécile Julien

Si elle n'en ait pas l'instigatrice, comme elle l'a été pour l'agriculture raisonnée, l'association Farre suit de près la certification environnementale, élaborée lors du Grenelle de l'environnement. Jeudi 16 décembre, Farre 35 en a fait l'un des sujets de son assemblée générale. "Pour en savoir plus, notamment en terme d'articulation avec l'agriculture raisonnée", introduit Pierrick Gibet, le président du réseau en Ille et Vilaine. "Les consommateurs ont du mal à se retrouver dans les différentes démarches environnementales, retrace Claude Richard, animateur national du réseau Farre. La certification a pour but de clarifier les choses". Ce dispositif, progressif et volontaire, s'organise en 3 niveaux. Le premier est le respect des exigences de la conditionnalité. Le deuxième s'appuie sur une obligation de moyens. Seront demandées 16 exigences en terme de biodiversité, de gestion des phytosanitaires, de la fertilisation et de la ressource en eau. Ce niveau reconnaîtra les démarches existantes sur l'exploitation, comme l'agriculture biologique ou Agriconfiance. Il pourra être géré individuellement ou dans un cadre collectif, au sein d'une coopérative par exemple. Enfin, le troisième niveau demande une obligation de performances environnementales, qui permettra d'obtenir la qualification "exploitation à haute valeur environnementale". Pour mesurer les performances obtenues, l'agriculteur aura le choix de deux options. Soit une approche thématique sur les 4 grands thèmes que sont la biodiversité, les phytosanitaires, la fertilisation et l'eau ; soit une approche plus globale avec les deux indicateurs que sont le pourcentage d'infrastructures agro-écologiques (haies, talus….) et le poids des intrants au regard du chiffre d'affaires.

Comme cette démarche est volontaire, il n'y aura ni aides, ni crédit d'impôt pour accompagner des changements de pratiques.

L'objectif que 50% des exploitations y adhèrent en 2012 semble présomptueux, face à toutes les incertitudes qui demandent encore à être levées. Reste également l'interrogation sur le retour pour les agriculteurs. Il y aura un plus en terme d'image mais qu'en sera-t-il pour la valorisation des produits ? "La profession pousse pour une identification des produits issus d'exploitations HVE", explique Claude Richard. Une reconnaissance financière qui aiderait certainement les agriculteurs à s'impliquer dans cette démarche.

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