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A la Cuma La Blanc-bourgeoise
Une désileuse automotrice pour 7 élevages

Depuis 2002, 7 élevages de Bourg Blanc et des environs distribuent l'alimentation de leurs bovins grâce à une désileuse automotrice.

"On ne ferait marche arrière pour rien au monde". Tous présents lors de la porte ouverte organisée par la FDCuma le 23 décembre dernier, les adhérents de la Cuma la Blanc-bourgeoise sont unanimes : la désileuse automotrice, ils en sont plus que contents !

Alléger le travail

"La réflexion a démarré en 2001", se souvient Hervé Pont, le président. A l'époque, deux éleveurs et un représentant en alimentation animale organisent une réunion, à laquelle participent une quinzaine d'agriculteurs. Un an plus tard, 7 exploitations se lancent et acquièrent une première machine qui sera changée en 2008, avec plus de 8 000 heures au compteur.

Après deux désistements et deux nouvelles adhésions, le groupe compte toujours 7 élevages. Proches les uns des autres, le circuit fait 28 km, ils totalisent un quota de 3,5 millions de litres. Et comptent deux productions : lait et viande, lait et porc, lait et pommes de terre, lait et volailles... ce qui explique l'intérêt du groupe pour une formule avec chauffeur. "Le travail ne manque pas sur les exploitations".

25 heures par semaine

En semaine, Mickaël Mao, le chauffeur de l'automotrice, réalise sa tournée en 3h30, auxquelles il faut rajouter une demi-heure d'entretien le matin, avant de démarrer. "Le samedi, la ration distribuée est double, ce qui me demande 1h30 à 2h de plus". Pour un total hebdomadaire de 25h, sur 6 jours. "Pour arriver à un temps plein, il travaille aussi sur nos exploitations, rajoute Florence Bergot, la trésorière de la Cuma. Et, pour le remplacer pendant ses congés, un autre salarié a été formé à la conduite de la désileuse".

Une question de mentalité

La distribution leur coûte 18,9 €/1 000 l, main d'oeuvre comprise. "Mais on ne s'équipe pas d'une désileuse en Cuma juste pour gagner sur les coûts, affirme Dominique Acquitter. C'est aussi une question de mentalité : tous les éleveurs ne sont pas prêts à déléguer l'alimentation de leur troupeau".

Parmi les freins à un tel équipement, nombreux sont les agriculteurs qui citent les risques sanitaires, la désileuse passant d'un élevage à l'autre. "Depuis 8 ans, on n'a eu aucun souci, affirment les adhérents de la Cuma la Blanc-bourgeoise. On a plus de chances d'attraper la grippe avec les étourneaux qu'avec la machine".

Petit inconvénient : la désileuse est lourde, ce qui oblige à prévoir de solides chemins d'accès. Et elle tombe, rarement, en panne ! "Il faut alors reprendre le godet désileur. Et là, c'est dur", constate un adhérent. Le froid du début d'hiver a également révélé une autre faiblesse de la machine. "Sur le verglas, elle a tendance à glisser, ce qui complique les déplacements d'une exploitation à l'autre".

Une désileuse en Cuma

17 €/1 000 l, main d'oeuvre comprise

Une étude, réalisée par les Cuma de l'Ouest, a permis de comparer, à volume de production équivalent, le coût de la distribution de fourrages. Ainsi, pour un quota de 350 000 l et une heure de distribution par jour pendant 200 jours, une désileuse automotrice en Cuma revient à 12 €/ 1 000 l hors main d'oeuvre, 17 €/1 000 l avec un chauffeur. Un coût à comparer aux 12 €/1 000 l, hors main d'oeuvre, pour une désileuse pailleuse de 8 m3, avec tracteur et carburant, 18 €/1 000 l, hors main d'oeuvre, pour une désileuse mélangeuse de 14 m3, avec tracteur, tracteur chargeur et carburant.

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