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300 chaudières à bois en exploitations agricoles
Une énergie efficace en démonstration

70 élevages hors sol utilisent en Bretagne le bois déchiqueté pour fournir l'énergie nécessaire à la conduite de leurs productions. Deux fois moins cher que le fuel, le bois est une énergie rentable. Démonstration en a été faite, jeudi dernier en aviculture sur l'EARL du Val Bobdron à Ménéac et en porc à la SCEA de la Houssaye à Merdrignac. Des Portes ouvertes organisées par l'association Aile, en partenariat.* Trop petite pour accueillir en une fois tous les participants à cette première étape de la porte ouverte, la chaufferie et sa chaudière, choisie par Marcel Jan, pour alimenter ses 5500 m2, de poulailler a été l'objet de toutes les attentions (Voir Dossier Bâtiment et énergie, n° 249, Terra du 3 décembre 2010).

Trop petite pour accueillir en une fois tous les participants à cette première étape de la porte ouverte, la chaufferie et sa chaudière, chez Marcel Jan à Ménéac
Trop petite pour accueillir en une fois tous les participants à cette première étape de la porte ouverte, la chaufferie et sa chaudière, chez Marcel Jan à Ménéac
© claire leclève

 

 

 

Trop petite pour accueillir en une fois tous les participants à cette première étape de la porte ouverte, la chaufferie et sa chaudière, choisie par Marcel Jan, pour alimenter ses 5500 m2, de poulailler a été l'objet de toutes les attentions (Voir Dossier Bâtiment et énergie, n° 249, Terra du 3 décembre 2010).

 

Qualité d'ambiance

"J'étais à 35 tonnes de consommation de gaz par an", rappelle t-il. Cette facture annuelle de près de 25 000 euros a emporté sa décision."La chaudière de 200 KW/h tourne avec 140 T de plaquettes de scierie qui me sont livrées sèches à 62 euros la tonne" inventorie l'éleveur. Un dispositif de tubulures réparties dans trois maisons d'habitation, alimentées par la chaudière, et sous le sol béton des bâtiments avicoles, assurent la circulation des thermies. En ventilation dynamique, le poulailler rénové était auparavant installé sur terre battue. Les travaux de passage de gaines ont permis la réalisation d'une dalle béton. Un échangeur thermique "fait maison" équipe le bâtiment avec deux aérothermes, pour parfaire la qualité de l'ambiance. "J'ai déjà de biens meilleurs résultats dans le bâtiment rénové, l'ambiance est plus sèche, la litière est meilleure, j'utilise moins de paille", estime Marcel Jan,. "C'est net on améliore les ambiances. Au niveau bien être ça va dans le bon sens, apprécie Christian Nicolas, du pôle avicole des chambres d'agriculture de Bretagne, - mais c'est encore un peu tôt pour mesurer l'impact sur les marges", estime t-il. Christian Delabrosse, son confrère du pôle avicole, rappelle la part des charges variables. "Elles représentent 2,7 euros du m2 dans la dernière enquête avicole. C'est 30 % sur la marge PA (7,5euros). Chasser le gaspillage de chauffage, c'est bien mais il est essentiel de veiller aussi aux bonnes performances car le coût de l'aliment reste le poste le plus lourd" insiste t-il.

 

Une filière qui s'organise

Satisfait de son nouveau dispositif dont le coût total pour la chaudière avoisine les 150 000 euros (dont 35000 euros de subventions) Marcel Jan table sur un retour sur investissement inférieur à 10 ans. "C'est à comparer à du renouvellement de matériel", relève pour sa part Marc Le Tréïs, animateur Aile pour qui le retour sur investissent d'un tel équipement est plus proche de 5 à 6 ans. Un point déterminant d'autant que, désormais, d'un point de vue technique, "des intervenants opérationnels et bien répartis sur le territoire existent aujourd'hui en Bretagne, nous les avons recensés", poursuit-il, encourageant les éleveurs à s'intéresser de près à ce mode de chauffage. Coté bois, la filière désormais s'organise. Sur des volumes importants, les fournisseurs locaux de plaquettes déchiquetées, sont également opérationnels (Voir carte mise à disposition sur le site Aile). Un ensemble d'éléments convergeants en faveur d'un mode de chauffage qui nécessite cependant d'échanger et visiter des installations. "J'ai failli partir sur un système sans aérotherme. Sans l'association Aile et la rencontre d'un éleveur qui avait fait cette erreur et subit désormais des problèmes d'ambiance, j'aurais commis la même bévue", confie Marcel Jan.

 

Claire le Clève

 

 

 

*L'association AILE, Association d'initiatives locales pour l'énergie et l'environnement, à l'origine de ces portes ouvertes, se charge de la promotion des chaudières bois à alimentation automatique en Bretagne. Cette journée à été organisée en partenariat, avec les exploitants mais également les Chambres d'agriculture de Bretagne, et les partenaires du plan Bois énergie Bretagne. Pour plus de reneignements, Aile, 02 99 54 63 23, www.aile.asso.fr

 

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