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FIANCAILLES SODIAAL-ENTREMONT
Une nouvelle avancée, pour Pascal Nizan

Après l'accord de négociations exclusives entre Sodiaal et Entremont, se profile un éventuel mariage pour aboutir au n° 4 européen du lait. Pourquoi pas, répond l'association des producteurs de lait d'Entremont, qui se dit soulagée, sous conditions de respect de prix et de collecte.

Pascal Nizan
Pascal Nizan
© Terra

Sous les ors du ministère de l'Agriculture, la coopérative Sodiaal et l'entreprise privée Entremont ont donc conclu, le 30 septembre dernier, un accord de négociations exclusives de deux mois. "En unissant les deux groupes, nous créons le N° 4 du lait européen", avait souligné Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, à l'issue de la rencontre.
"Nous souhaitons que ce mariage réussisse. Nous sommes soulagés", reprend Pascal Nizan, président de l'association des producteurs de lait, livreurs à Entremont-Alliance (AEBEA). Mais pas à n'importe quel prix pour la bague de fiançailles. "Reste des problèmes à régler : la participation de chaque agriculteur pour intégrer la coopérative, l'écrasement des dettes, l'engagement de l'Etat. Pour l'instant, nous n'en savons pas plus", estime-t-il face à un accord dont les termes de négociations sont tenus secrets.

Parts sociales, collecte et prix

Sur le plan des parts sociales, les producteurs Sodiaal auraient investi 4 % du chiffre d'affaires annuel de leur exploitation dans la coopérative, soit environ 10 euros pour 1000 litres produits. "Nous demandons que, si des parts sociales sont à verser, que ce soit un geste volontaire et que les producteurs qui ne peuvent ou ne veulent pas devenir coopérateurs soient collectés ", pose t-il. Préambule tout aussi nécessaire, pour le producteur laitier de Lanouée : "le respect du solde de tout compte et de l'accord du 3 juin. Les producteurs doivent continuer à toucher 272 euros jusqu'à la fin de l'année". Et, si tel n'était pas le cas, Pascal Nizan appelle les pouvoirs publics à trouver des solutions. Gestion de l'entrée des producteurs dans la nouvelle coopérative, prix de l'accord respecté et assurance de collecte, sont autant d'engagements de nature à ramener de la sécurité sur les exploitations, pour le responsable de l'AEBEA, "et une assurance pour tous nos partenaires à continuer de nous accompagner". Et ce, particulièrement en ces temps difficiles.

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