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Une nouvelle station porcine de phénotypage

Le 26 juin avait lieu au Rheu une journée portes ouvertes pour découvrir la station de phénotypage portée par les entreprises de sélection françaises, l’Ifip et l’Inra. Ce dispositif innovant doit permettre de faire avancer encore plus rapidement la sélection et l’amélioration génétique.

Benoït Blanchet, Inra, qui dirigera la station, et Joël Bidanel, responsable génétique Ifip deavant la station, au Rheu (35).
Benoït Blanchet, Inra, qui dirigera la station, et Joël Bidanel, responsable génétique Ifip deavant la station, au Rheu (35).
© terra

Le bâtiment sorti de terre, sur un site appartenant à l’Inra, est composé essentiellement de 504 places de post-sevrage et 1 008 places d’engraissement. Il recevra des animaux issus des organisations de sélection partenaires - ADN, Nucléus et Gène + sur lesquels seront effectuées des mesures qui ne peuvent pas être réalisées dans les élevages de sélection. La station est en effet équipée de matériels d’alimentation et de pesée des porcs (Genstar d’Acemo) qui permettront de calculer en temps réel les indices de consommation, les cinétiques de croissance. Elle dispose aussi d’un scanner de type médical dont les applications sont nombreuses : qualité des viandes, composition des carcasses etc… "Ces mesures de caractères ne sont pas généralisables dans les élevages de sélection. Elles contribueront pour près de 25 % au progrès génétique obtenu dans les programmes de sélection", précisent les responsables. Mais elles permettront aussi d’acquérir de multiples références dans le cadre de programmes de sélection génomique et, plus généralement, participer à des recherches plus fondamentales.

La station est le fruit d’un montage original qui résulte d’un partenariat entre France Génétique Porc, organisation regroupant l’Ifip, ADN, Gène + et Nucléus, et sera piloté l’Inra. "Il s’agit d’une réelle rupture dans les mécanismes de recherche qui existaient jusqu’alors", souligne Joël Bidanel, généticien à l’Ifip. L’investissement s’élève à 2,6 millions d’euros. Le financement est assuré par France Génétique Porc pour 74 % du montant. Il a reçu le soutien financier de France Agrimer (6 %) et des trois conseils régionaux de Bretagne, Pays de la Loire et Normandie, (20 %), "preuve que l’aspect collectif du projet correspond aussi à la volonté des régions du grand Ouest de travailler ensemble". Par ailleurs, les organisations de sélection porcine (OSP) se sont engagées à créer un fonds d’autofinancement pour faire vivre cet outil, à savoir environ 50 000 euros par an.

Les premiers animaux entreront dans la station le 21 juillet à l’âge de 21 jours. Ils en sortiront lorsqu’ils auront atteint le poids de 115 kg.

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