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Une pause avant de repartir en actions

Temps d'échange, des bilans et des remerciements, la FDSEA en conseil fédéral lundi dernier a annoncé une semaine de pause avant de repartir mettre la pression sur les transformateurs.

Des discussions calmes et constructives lors du conseil fédéral de la FDSEA lundi dernier à Plérin, en présence d'une centaine de participants.
Des discussions calmes et constructives lors du conseil fédéral de la FDSEA lundi dernier à Plérin, en présence d'une centaine de participants.
© terra

Lundi soir, la FDSEA avait réuni ses présidents locaux, cantonaux et ses administrateurs en conseil fédéral. Le président de la FDSEA, Didier Lucas, a adressé ses remerciements aux équipes locales pour leur mobilisation sur le terrain depuis des semaines. Fonds de soutien, étiquetage ou baisse des charges sociales... les avancées syndicales ont été présentées et discutées. "Le fonds de soutien de 100 M€, ce sont des mois et des mois de travail intensif. Mais si la porte est ouverte en porc, elle peut l'être en lait, bovin viande et volailles....", souligne Carole Joliff, responsable de la section porcine.
Mais les responsables ne sont pas dupes : ces sommes annoncées pour soulager les trésoreries ne peuvent remplacer une politique de prix rémunérateur en faveur des agriculteurs. "Pour acheter la paix sociale, il faudra nous donner plus", s'accordent à dire Carole Joliff et Didier Lucas.
Une pause avant de repartir en actions
Une trêve a toutefois été convenue le temps du salon de l'agriculture à Paris. Un temps pris pour la relance syndicale et la vente de cartes d'adhésion. "Laissons travailler nos Nationaux à Paris. A l'issue du salon, si rien n'est obtenu, nous repartirons en action", a annoncé Didier Lucas.
Mais le syndicat fait le constat critique de la position des industriels, coopératives et privés, dans cette crise sans précédent. "Alors que les distributeurs ont joué le jeu, nos coopératives étaient absentes des manifestations", résume un éleveur.  Partage de la valeur ajoutée, transparence, fonds de soutien, AOP, charte laitière... très rapidement, la FDSEA entend bien demander des comptes aux transformateurs, "aux mauvais faiseurs", citant notamment les industriels Lactalis et Bigard : indirectemement par des actions en GMS et directement à Michel Prugue, nouveau président de Coop de France, invité de l'assemblée générale de la FDSEA le 21 mars prochain. Des échanges âpres sont dors et déjà promis.

Gare à la contractualisation

La discussion s'est engagée sur la fixation du prix et les propositions de contractualisation, qui vont bon train avant le salon de l'agriculture à Paris. Parmi les propos, tous s'accordent à rejetter un contrat individuel proposé  : pas de contrat sans AOP, lance le président de la FDSEA. "Une entreprise doit contractualiser un prix, un volume et une durée avec un représentant de producteurs", insiste un éleveur de porcs dans la salle. D'autres s'inquiètent de toute forme de contractualisation. "Moi, je suis un électron libre : je vends mes cochons au MPB. Je ne veux pas être pieds et mains liés par un contrat. Le seul contrat que j'ai, est avec ma femme !", lance avec humour un responsable syndical cantonal. "Avec une entreprise privée, le contrat défend l'éleveur", indique Patrick Fauvel, vice-président et producteur de lait Lactalis. "A nous de proposer un contrat collectivement qui va dans le sens des producteurs".

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