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Une plateforme d'essais pour tester variétés d'orge et traitements

Avec des rendements à la hausse, au point de talonner parfois ceux du blé, l'orge est en progression en Bretagne, notamment chez les producteurs de lait, qui mettent à profit une récolte précoce pour implanter une dérobée valorisée par le troupeau. Pour tester variétés et fongicides, les chambres d'agriculture de Bretagne ont implanté trois plateformes d'essai. Et invité les agriculteurs à découvrir celle du Drennec (29) le 20 mai.

"Il faut bien évaluer le rendement potentiel de la culture, pour ne pas pénaliser le rendement". Conseillère agronomie-cultures à la chambre d'agriculture du Finistère, Cécile Goupille fait le point sur la fertilisation azotée de l'orge. Et en profite pour faire part des derniers essais en la matière. "Habituellement, on apporte 40 unités d'azote au tallage et le solde au stade épi 1 cm. Arvalis a testé un fractionnement en trois apports, début tallage, fin tallage et dernière feuille. Le rendement a progressé de 4 q/ha, le taux de protéines de 0,34".

2 ou 3 apports d'azote

Mais le troisième apport peut être compliqué à gérer. "Il faut 5 à 10 mm de pluie pour qu'il soit bien valorisé". Un compromis consisterait à rester à deux apports mais à les décaler dans le temps, fin de tallage et un nœud. "Dans les conditions de l'essai, le gain a été de 2,5 q/ha et de 0,26 pour le taux de protéines".

Pour connaître avec précision les besoins des cultures, les agriculteurs peuvent désormais s'appuyer sur les nouvelles technologies, satellites, drones... "On estime qu'un tiers des céréales est sous-fertilisé, rappelle Cécile Goupille. Ces outils de pilotage, qui vont jusqu'à moduler les apports dans la parcelle, vont permettre d'ajuster la fertilisation au plus près des besoins".

1 ou 2 fongicides

Rhynchosporiose, helminthosporiose, grillures polliniques... : fréquentes sur orge, ces maladies peuvent entraîner une baisse de rendement de 5 à 20 q/ha. "Toutes les semaines, le bulletin de santé du végétal, consultable sur le site Internet Synagri, permet de connaître la progression de ces maladies, indique Odile Le Du, conseillère agronomie-cultures à la chambre d'agriculture du Finistère. Mais, pour traiter au bon moment, il faut suivre ses cultures toutes les semaines, examiner 20 plantes dans la parcelle et, à partir de ces 60 feuilles, voir si le seuil est atteint".

Choisir des variétés tolérantes permet de retarder ce seuil. "L'objectif et d'essayer de se limiter à un seul traitement. Ou, si on en fait deux, de diminuer les doses. Et de varier les matières actives pour diminuer les résistances". En plus des comparaisons de produits, avec des stratégies à un ou deux passages, la plateforme d'essais va aussi essayer des méthodes alternatives, en utilisant des stimulateurs des défenses naturelles des plantes. "Et nous allons aussi tester la suppression du régulateur et la sensibilité des variétés à la verse", rajoute Louis Le Roux, conseiller agronomie-cultures à la chambre d'agriculture du Finistère.

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