Aller au contenu principal

FDSEA
Une rentrée syndicale chargée

Augmentation du prix des céréales, organisation des producteurs, avenir de la filière volaille, environnement : alors que sonne l'heure de la rentrée syndicale, les sujets d'inquiétude ne manquent pas à la FDSEA !

De gauche à droite : Jean Tromeur, président de la section des Anciens de la FDSEA, André Quénet, secrétaire général et président de la section avicole, Thierry Merret, président, Claire Loiseau, directrice, François Plougastel, président de la section lait, et André Guenneugues, membre du Bureau.
De gauche à droite : Jean Tromeur, président de la section des Anciens de la FDSEA, André Quénet, secrétaire général et président de la section avicole, Thierry Merret, président, Claire Loiseau, directrice, François Plougastel, président de la section lait, et André Guenneugues, membre du Bureau.
© Chantal Pape

Hausse des charges

Céréales, soja, carburant, engrais... : tous les intrants sont à la hausse. "Le coût du travail aussi augmente", indique André Guenneugues, membre du Bureau de la FDSEA. Une étude de la FNSEA chiffre le coût supplémentaire lié à la dernière augmentation du Smic et des charges patronales à 11,3 millions d'euros par an pour le seul Finistère. "On réclamait une diminution du coût du travail pour être compétitif par rapport au autres pays européens. Et c'est l'inverse qui se passe : les distorsions de concurrence augmentent encore".

Des charges que les producteurs n'arrivent pas à répercuter dans leurs prix de vente. "Le prix du porc a augmenté, constate André Guenneugues. Mais pas suffisamment : il permet tout juste à un éleveur sur deux d'équilibrer ses comptes. Mais pas de rattraper les pertes ni d'envisager les investissements pour la mise aux normes bien-être". Pourtant, la hausse du prix de l'aliment ne représenterait que 0,07 € par côte de porc, 0,02 € par tranche de jambon. "Il faut que le consommateur comprenne qu'une petite augmentation du prix ne représente rien dans son budget, mais fera le revenu du producteur. Et une économie prospère dans notre région", précise Thierry Merret, président de la FDSEA.

 

 

Renforcer le maillon production

"En France, on a mis la charrue avant les bœufs : on a obligé les producteurs à signer des contrats avec leur entreprise avant qu'ils puissent s'organiser", rappelle François Plougastel, président de la section laitière de la FDSEA. Si les choses avancent du côté des laiteries privées, la FDSEA veut voir en la LMA une chance de revoir la gouvernance des coopératives, avec la création d'un échelon supplémentaire, pour mieux représenter les intérêts des producteurs. "Les administrateurs défendent l'outil industriel".

 

 

Volaille

"Nous demandons que les éleveurs recouvrent la totalité de leurs créances dans les meilleurs délais". Avec 98 éleveurs et 3 millions d'€, le Finistère représente, à lui seul, 20% des créances du groupe Doux auprès des éleveurs.

"Pôle frais ou export, toute baisse de production de volailles aura un impact sur l'ensemble des productions animales dans notre région, prévient Thierry Merret. Fabricants d'aliments, transporteurs, équipements, ports de commerce... : moins de volume, ce sera plus de charges de structure". Et la FDSEA de plaider pour un maintien des restitutions à l'export. "C'est le seul outil de gestion en aviculture, rappelle André Quénet, président de la section avicole. Et il ne représente que 0,02% du budget total de la PAC". Des restitutions vitales pour l'avenir de l'aviculture départementale : sur 1,2 million de m² de poulaillers que compte le Finistère, 35% sont destinés à la production de volailles pour l'export.

 

 

Environnement

"Demain, il n'y aura plus que du maïs et des vaches hors sol ?" Alors que les nouvelles normes Corpen viennent d'entrer en vigueur, la FDSEA tire la sonnette d'alarme. Et demande à ce qu'une norme unique à 95 unités d'azote/vache soit prise, en attendant que la France obtienne une dérogation au plafond des 170 unités d'azote/ha. "L'herbe est source de protéïnes. Va-t-on demain être encore plus dépendant de l'étranger ?"

 

 

Retraite

"La retraite minimum pour une carrière complète est égale à 780 €/mois, ce qui ne représente même pas 70% du Smic, alors qu'on nous promet d'atteindre les 75% depuis des années", rappelle Jean Tromeur, le président de la section des Anciens de la FDSEA. La section se bat aussi pour que la dépendance devienne un risque assurable, au même titre que la maladie. "Avec de tels niveaux de retraite, comment faire face au prix d'une maison de retraite, à 1 500 ou 2 000 €/mois ? Aujourd'hui, c'est aux enfants d'agriculteurs de payer l'addition. Ils sont pénalisés par rapport aux autres catégories professionnelles".

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le cheptel porcin chinois reconstitué, la filière française en crise
Le ministère de l’Agriculture chinois vient de révéler que le nombre de porcs vivants sera bientôt au même niveau qu’avant la…
Faux et menaces sur l’emploi, les rebondissements du cartel des jambons
Les rebondissements continuent dans l’affaire du cartel des jambons tant sur le plan judiciaire qu’économique. La Cooperl clame…
"Une démarche remplie d’espoir et de sens"
Quatre ans après la création de "C’est qui le patron ?!", son fondateur, Nicolas Chabanne, revient sur l’évolution de la marque…
Pompiers volontaires : Laïta favorise l’engagement de ses salariés
Une convention avec le Sdis 29 l’a officialisé : Laïta va octroyer jusqu’à 10 jours par an à ses salariés sapeurs-pompiers…
La grange du Guilar, un nouveau magasin à la ferme à Bodilis (29)
Le premier confinement a multiplié son activité de vente à la ferme par quatre ! Pour offrir à sa clientèle une plus large gamme…
Le boycott des produits français : quel impact pour la Bretagne ?
Les appels au boycott de produits français se sont multipliés depuis le samedi 24 octobre dans plusieurs pays du Moyen-Orient…
Publicité