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Une synergie Sdaec / Terralliance pour construire des solutions de main d'oeuvre

Reflet de l'évolution du travail dans le secteur agricole, les groupements d'employeurs Sdaec et Terralliance, spécialistes du remplacement et du travail partagé, voient leurs activités progresser d'année en année. Un besoin, un marché, un réseau et des idées caractérisent les deux facettes de cette structure.

A gauche, Sylvie Le Clec'h-Ropers, directrice, Eric Rault, président Sdaec/Terralliance et Pierre Lambert, préfet.
A gauche, Sylvie Le Clec'h-Ropers, directrice, Eric Rault, président Sdaec/Terralliance et Pierre Lambert, préfet.
© terra

Sdaec et Terralliance, les deux groupements d'employeurs basés en Côtes d'Armor peuvent se féliciter de leur progression et de leur complémentarité en milieu rural. Au delà de la réduction des coûts de fonctionnement, l'un et l'autre, "collaborent ensemble pour construire des solutions de main d'oeuvre", décrit Eric Rault, président des deux structures. Rassemblées, celles-ci pèsent 6 137 adhérents et emploient 294 équivalent temps plein (ETP).
Sdaec, près de 6 000 adhérents
Le premier, à presque 40 ans, compte 5 921 adhérents en Côtes d'Armor (63 %), Finistère et Ille-et-Vilaine. En 15 ans, le nombre d'heures facturées a augmenté de 60 %. "Sur ces 10 dernières années, ce sont 73 ETP que les exploitants ont créé. Un emploi pas forcément visible", remarque cependant Sylvie Le Clec'h-Ropers, directrice du Sdaec. Le service de remplacement réalise une gymnastique au quotidien pour assurer le travail en cas d'imprévus (arrêts de travail 61 %) ; de loisirs (19 %) ; de congés paternité/maternité (12 %) ; de complément de main d'oeuvre (6 %) et de formation/engagement (1 %).


Une gestion primordiale des salariés
Mais derrière le service du Sdaec, il y a la gestion d'un capital immatériel autrement dit de la ressource salariée à hauteur de 204 ETP. En 2015, le groupement a recueilli 496 candidatures pour un chiffre de 107 recrutements. Avec une moyenne d'âge de 40 ans, "non, le remplacement ne signifie pas la précarité. Nous fêtons quelques départs à la retraite", souligne Sylvie Le Clec'h-Ropers.
Attaché à la place des femmes dans le secteur agricole, le Sdaec qui emploie 15 % de salariées estime que la polyvalence des femmes comme des hommes face à la maîtrise du matériel se pose de la même manière à l'embauche car de moins en moins de salariés hommes sont issus du milieu agricole : "en matière d'employabilité, nous avons des trous dans la raquette", commente la directrice du Sdaec de façon imagée.
On comprend mieux la politique de formation qui est alors menée avec 2,6 % de la masse salariale formée en 2015 et la présence d'un système de tutorat depuis 1998 (22 salariés tuteurs).

Terralliance, une montée en puissance
Le second groupement, Terralliance, fête cette année ses 10 ans d'existence. En 2015, le nombre d'exploitations adhérentes a progressé de 11 % avec 266 exploitations réparties sur trois départements dont le Finistère arrivé en 2015, avec une majorité d'éleveurs laitiers (60 %), porcins (30 %) et 10 % de divers (aviculteur, Cuma, vente directe, cuniculture...).
Son rôle de mise à disposition de personnel auprès des agriculteurs en recherche d'un temps partiel passe par une relation tripartite entre l'adhérent, le salarié et le groupement. Le jeu consiste à tricoter et détricoter des ilôts au gré des besoins des uns et des autres (ilôt de trois adhérents généralement). "Tout le long de l'année, nous essayons de maintenir l'existant", note Audrey Le Bras, chargée de développement en Ille-et-Vilaine. Compte tenu de la conjoncture porcine, le secteur porcin a décroché de 10 points sur les trois dernières années. Cependant la création nette d'emplois s'élève à 9 ETP en plus par rapport à 2014, sur un total de 85 ETP.
Agent de maintenance ou agent de traite, il est évident que pour le président Eric Rault l'évolution de Terralliance et la création de nouveaux services découleront des besoins des agriculteurs. Aujourd'hui sur les rails, un premier agent de traite travaille sur le secteur de Trégrom. D'autres projets en lien avec le terrain émergeront une fois la prestation installée.

Prix Terralliance

Ont été remis trois prix :

Prix de l'Ambassadeur. Scea de Ruberzot, Tréglamus ; Earl de Santez Anna, Tréglamus ; Gaec Algera, Plouisy. Un ilôt qui n'a pas bougé depuis 2008 avec le même salarié.

Prix de la fléxibilité. Gaec Carmes. L'élevage a vu passer 7 salariés.
Prix de la fidélité. Earl de l'Hermitage, Broons. Adhérent le plus ancien du groupement depuis 2007.

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