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Améliorer les conditions de reprise
"Une transmission dans la simplicité"

Alors que se déroulera vendredii, à St -Allouestre, le deuxième volet du forum "Demain je transmets", retour sur l'expérience d'une transmission en pleine couronne urbaine Vannetaise. A Plescop, Olivier Jacquemint, 31 ans, vient de reprendre une exploitation fonctionnelle et aux normes dans des conditions taillées pour lui.

Olivier  Jacquemint et Jean-Claude Guillemot
Olivier Jacquemint et Jean-Claude Guillemot
© claire le clève

 

Trois coups brefs se font entendre à la porte de la longère que Jean Claude Guillemot a réussi à rénover et qu'il habite depuis l'été. Olivier Jacquemint, son successeur et voisin proche, y passe la tête dans un sourire, et prend place autour de la grande table. Depuis cet été, les fêtes au village de Kerizouët se sont succédées, et pour la retraite de Jean Claude et pour l'arrivée d'Olivier, mêlant voisins, collègues, proches et en cadeau, un petit veau dans la cuisine…. Tout le monde connaît désormais Olivier, Rozenne et leurs deux jeunes enfants. Ils ont pris officiellement possession de l'exploitation, le 1er novembre dernier et des 260 000 l de référence sur 90 ha.

 

Sur les 50 hectares initiaux de l'exploitation et les 176 000 L, Jean Claude a mené seul, son chemin de producteur laitier, "J'ai valorisé au maximum l'herbe, j'ai fait tôt ma mise aux normes. L'idée ici n'était pas d'améliorer le résultat mais d'améliorer mon cadre de travail pour avoir des conditions  correctes", insiste Jean Claude Guillemot. Et pas question pour cet homme, installé après avoir occupé des fonctions administratives, de sacrifier sa vie à l'autel de l'agriculture. Chant Choral, basket, UDGVA, randonnée, association… Des activités qui  l'ont obligé à trouver des solutions pour se libérer. "C'était déjà une préparation à la retraite" constate t-il. Alors dès 1990, il opte pour la Cuma intégrale la Marle, "dont Olivier était le chauffeur, c'est nous qui l'avons embauché il y a 10 ans, il arrivait de Bourgogne". De tout temps, Jean Claude a pensé "qu'il était possible de concilier activité agricole et vivre dans un village". La pression de la ville ? "Oui, elle est forte, il y a suffisamment de terres qui attentent la ville à coté". Mais pas question de sacrifier les siennes à cette vocation. "Vouloir valoriser ainsi ses terres peut être légitime mais la terre on l'emprunte à ceux qui suivent derrière" citet-il. Et sans enfant, Jean Claude a souhaité que derrière lui, puisse s'installer un agriculteur, et tout fait pour. "Je savais qu'Olivier voulait s'installer un jour, alors on en a parlé". C'était en 2005.

 

Des conditions sur mesure

"Moi chauffeur, je connaissais parfaitement les terres, en Cuma on travaille beaucoup en entraide, il y a une complicité avec les agriculteurs, je connaissais bien Jean Claude, et puis les remplaçants disaient que chez lui, travailler l'été, c'était comme aller à la plage", se souvient Olivier. Bonne entente, conditions de travail aisées, terres groupées. "Tout était facilité pour un travail seul sur l'exploitation mise aux normes avec salle de traite récente aves des quais larges que j'apprécie" résume Olivier. L'idée fait son chemin dès 2005. En 2006, pour s'informer, Olivier et Jean Claude se rendent ensemble au premier Forum "Demain je transmets" organisé par les JA, FDSEA et Chambre d'agriculture. A la suite, Jean Claude Guillemot demande à la Chambre d'agriculture de travailler sur l'estimation de son exploitation et surtout "de manière à ce que le repreneur dégage un revenu", relate l'ancien exploitant qui continue toujours à prêter main forte à son successeur. "On s'est retrouvé aussi  sur les chiffres" continue Olivier. Et puis il y a eu l'avis de Rozenne, déterminant. "La maison allait avec l'exploitation, elle est confortable, Rozenne travaille à Vannes, c'est pratique et les enfants ne regrettent pas le changement et l'espace". Depuis 30 ha supplémentaires se sont libérés à la location  en continuité des parcelles que Jean Claude a décidé de louer à son successeur. "Pour ne pas pénaliser la reprise". "Je n'ai acheté que le bâtiment d'exploitation, le cheptel et le matériel " résume Olivier. Un matériel qui chez tout bon cumiste  est adapté au strict nécessaire, "en nombre, puissance et fonctionnement, ça aide". De nombreux petits plus qui à la fin font des conditions de reprises "sur mesure".

 

Claire le Clève

 

 

Les plus pour Olivier Jacquemint

 

Exploitation mise aux normes,

Terres louées ou mises à disposition

Maison d'habitation louée

Adapté à un travail seul

Salle de traite 2X4 à quai large

Nombreux passages d'homme

Système de barrières pour bloquer seul une vache

Pouvoir travailler seul au quotidien

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