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Une transmission et un démarrage de vente directe réussis à Moustéru

Yann Chéritel a rejoint sa mère Sylvie sur l'élevage familial à Moustéru. Un projet de vente directe de yaourts fermiers a vu le jour en janvier 2017. Plébiscités, les produits laitiers Ty Lipous ont entamé un démarrage prometteur.

L'histoire des produits laitiers Ty Lipous à Moustéru est une belle histoire de famille et de transmission. Jeune installé, Yann Chéritel a rejoint sa mère Sylvie en 2016 sur la ferme laitière familiale au lieu-dit de Groesquer Bras à Moustéru. Tout deux se sont lancés dans l'aventure de la vente directe en début d'année. Dans le secteur concurrencé des produits laitiers, la marque Ty Lipous avec ses 4 références de yaourt (nature, sucré, vanille) et de riz au lait gravit les échelons de façon extraordinaire. En à peine 6 mois, 35 points de vente locaux proposent les produits de la ferme, du magasin de proximité à la grande surface. De deux tournées la semaine, depuis peu, Yann est passé à 4 tournées : Callac, Carhaix, Lannion, Guingamp et Ploufragan, le secteur géographique est étendu. "Notre premier magasin fut l'Intermarché de Callac", raconte le jeune homme.

Un projet bien réfléchi en amont
Les producteurs ont pris le temps d'élaborer leurs produits laitiers, loin de toute précipitation. En septembre 2016, ils entrent en laboratoire et enchaînent les tests. La famille, les amis sont mis à contribution pour donner leur avis sur les recettes. L'idée est de mettre au point des laitages authentiques. Ni épaisissants, ni poudre de lait, du lait non écrémé et de la vanille de Madagascar... le plus simple possible ! "Nous avons fait le choix de la vraie vanille, un produit plus cher et plus difficile", précisent les éleveurs, "fiers de leurs recettes". Quant au riz au lait, spécialité de Sylvie, un vrai délice, crémeux et fondant à souhait. D'ailleurs en breton, "lipous" veut dire gourmand. Autrement dit la maison des gourmandises !

Quatre métiers à deux
Complémentaire, le fils et la maman sont organisés avec des tâches bien réparties. Sylvie, devenue salariée, s'occupe des 40 vaches. Adhérents au Cedapa, ils travaillent sur la conduite en système herbager. Yann gère le travail du sol sur l'exploitation, les tournées dès 6 h du matin. Trois à quatre fois par semaine le lait est transformé en laboratoire, l'équivalent de 500 litres la semaine, soit 4 000 pots. Un bac agricole STAV, un BTS "sciences et technologies de l'alimentation" au lycée Pommerit puis une licence "valorisation des produits du terroir" à Pau en 2012 ont permis à Yann d'entrer directement dans le vif du sujet. Son idée de la transformation à la ferme a germé, marqué à l'époque par la crise du lait de 2009. "Tout est parti de là. J'adore le métier de producteur mais pas comme cela, je ne veux pas être dépendant. D'ailleurs, depuis que l'on transforme cela n'a rien à voir. Nous savons où va notre produit tous les matins quand on se lève", confie-t-il.

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