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RÉFORME DU BAC PRO
Verdict attendu

La Maison familiale rurale de Loudéac (MFR) a tenu son assemblée générale le 29 novembre dernier. Un des objectifs de 2009 : réussir la réforme du bac professionnel.

Jérôme Trilles, directeur de la MFR de Loudéac
Jérôme Trilles, directeur de la MFR de Loudéac
© EL

Si les effectifs de la MFR de Loudéac sont en progression, avec 255 élèves répartis de la 4ème au BTS agroéquipement, la réussite de la réforme du bac professionnel est un point crucial de l'évolution des effectifs d'élèves, donc de la pérennité de l'établissement créé en 1953. Rappelons qu'en septembre 2009, le bac pro. se déroulera sur 3 ans, et non 4. "A ce jour, nous ne connaissons pas les modalités de la réforme mais nous souhaitons garder notre structure pédagogique actuelle. Nous nous battons pour cela", confie Jérôme Trilles, directeur de la Maison familiale rurale. En jeu : la formation BEPA Conduite de productions agricoles (32 élèves) qui pourrait disparaître si était refusée l'ouverture de classes bac pro dans cette filière (bac pro CGEA). La décision est attendue sous peu. Suivra, un an plus tard, la même interrogation pour le BEPA option service dont la réforme est repoussée d'un an. Jérôme Trilles redoute les effets de la réglementation. "En Centre Bretagne, les jeunes sont peu à venir vers ces métiers. Moins nos filières seront nombreuses, plus il sera difficile d'attirer les jeunes vers nous", estime le directeur qui pointe toutefois un intérêt de la réforme, celui de permettre aux élèves de seconde générale et de seconde technologique de revenir vers un enseignement professionnel. Bref, une sorte de passerelle.
Des débouchés assurés
D'autant que la 3ème, la 4ème, les BEPA attirent, les effectifs progressent. Mais au-delà, la poursuite des études n'est pas systématique. Si 45% des élèves après le BEPA agroéquipement poursuivent avec un bac, pas moins de 30% se lance dans la vie active. Il faut dire que l'agroéquipement est une filière où l'embauche est assurée. Résultat : les BTS se dépeuplent. "Nous sommes le seul BTS "génie des équipements agricoles" par alternance en France", s'inquiète Jérôme Trilles, loin de se réjouir de cette position de leader. "Alors que l'embauche est de 100% dans ces métiers". Cerise sur le gâteau : une vingtaine d'élèves de bac pro et de BTS profite chaque année de 5 semaines de stage à l'étranger en exploitation, en Australie/Nouvelle-Zélande et au Québec, dans le but de parfaire leur anglais. "Après un BTS, même si les débouchés sont importants, parler anglais est indispensable". D'où ce moment convivial partagé avec les élèves globe-trotters qui lors de l'assemblée générale ont présenté leur voyage. Des moments inoubliables.

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