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CRP
Vers un comité économique régional ?

Invoquant l'Omerta imposée par la grande distribution sur la répartition des marges au sein de l'interprofession porcine, Fortuné Le Calvé et Marcel Corman ont appelé, jeudi dernier au Space, à la création d'un comité économique régional porcin.

Affaire de conjoncture. Avec un prix de revient de 1,57 euros qui n'a pas fini son ascension, et un prix de vente qui talonne les 1,31, l'enthousiasme n'était pas au rendez-vous pour les responsables du CRP et de l'UGPVB, jeudi dernier au Space. "Il manque 30 euros par cochon. Combien de temps va t-on pouvoir supporter ça", interpelle Fortuné le Cavé, président du CRP. "On a fait nos comptes. Si nous étions payés 1,70 euro, cela ne représenterait au final que 7 à 8 ct par kg de porc et le Français en mange 37 kg", poursuit-il.
Répercuter le coût sur celui du panier de la ménagère ? "Pas question", a mis en garde le chef de l'Etat, lors de sa visite au Space, qui, dans le même temps, laissait entendre aux éleveurs, que "le paysan doit vivre de prix et non de primes". Interpellé sur l'augmentation de prix de revient, Michel Barnier aurait pointé auprès des producteurs "leur mauvaise organisation".

Se prendre en main
"97 % d'entre nous sont dans des groupements ou des coopératives. Et dans l'interprofession qu'on nous a demandé de mettre en place (Inaporc : NDLR), règne l'Omerta", répond Fortuné Le Calvé. "La grande distribution nous impose le silence sur le partage des marges", renchérit Marcel Corman, de l'UGPVB. "Il est temps de mettre les clignotants au rouge et de penser à un comité économique paysan au niveau de la région qui dirait les choses haut et fort", plaident les deux responsables qui soulignent l'urgence d'envoyer un signe fort aux éleveurs. "On a le devoir de se prendre en main".
CRP et UGPVB ont également affiché leurs préoccupations sur les bassins versants "où sur 4 d'entre eux, on est prêt à torturer 2200 familles en supprimant 30 % de leurs moyens de production". Inquiétude également liée au Sage (Schémas d'aménagement et de gestion des eaux), "avec le risque de passer à 70 unités de phosphore à l'ha". A noter la création de l'OVA, Organisme à vocation sanitaire, structure transversale qui, à l'image des GDS de Bretagne, aura les mêmes rôles et missions en matière porcine.
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