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Vers une action collective des groupements ?

Le marché du porc breton (MPB) est dans une situation de grande fragilité. Carole Joliff, membre du bureau de la fédération nationale porcine (FNP) et présidente de la section porcine de la FDSEA 22, revient sur le projet de mise en marché collective qui impliquerait les groupements, sous la forme d'une AOP (association d'organisation de producteurs), afin de rééquilibrer la position des éleveurs. Des discussions entre groupements sont en cours.

Groupements de producteurs et syndicat majoritaire discutent d'une nouvelle organisation collective ou AOP avec à la clé la mise en place d'une plateforme de vente des porcs.
Groupements de producteurs et syndicat majoritaire discutent d'une nouvelle organisation collective ou AOP avec à la clé la mise en place d'une plateforme de vente des porcs.
© Terra

Les producteurs de porc ne supportent plus le décalage avec les autres places européennes. Par deux fois, les 23 et 30 août au MPB à Plérin (22), la cotation a été reportée dans l'après-midi sous la pression des Bonnets roses qui demandent l'alignement de la cotation avec le cours allemand.

Entre les représentants des Bonnets roses, les responsables syndicaux et les responsables des groupements, le ton est monté. Ces derniers craignent que l'outil collectif ne succombe à ce nouvel épisode. La crise de 2015, qui a vu le départ de la Cooperl et du groupe Bigard, deux acteurs majeurs toujours absents au marché du porc breton, a laissé le navire en mauvaise posture. L'absence de porcs présentés au marché crée une situation déséquilibrée entre acheteurs et vendeurs, au détriment des producteurs.

C'est pourquoi un travail est en cours au sein de l'UGPVB, initié par la FNP qui lors de son assemblée générale a porté la réflexion sur la création d’une association d’organisation de producteurs pour le renouveau de l’organisation collective de la production porcine. "Depuis le début de l’été, les groupements nous ont entendus et se retrouvent ainsi pour envisager ce type d’organisation", indiquent dans un communiqué les représentants FRSEA et JA Bretagne. "Il est indispensable que chaque groupement prenne conscience de l’absolue nécessité d’agir collectivement et soit proactif dans la concrétisation de ce projet", préviennent-ils.

 

Quels modes d'action pour l'AOP

Les producteurs attendent un meilleur prix de base. Pour renforcer le poids des éleveurs au marché, les groupements doivent faire évoluer leur organisation. Le droit européen et les travaux des États généraux les incitent à évoluer dans ce sens. "La possibilité donnée aux groupements de s’associer sous la forme d’une AOP doit aboutir à la rénovation de la mise en marché des porcs en portant des offres plus conséquentes au MPB", explique Carole Joliff de la FDSEA 22.

Les éleveurs sont les premiers pénalisés en cas de retard d’enlèvement : la rénovation de l’organisation collective devra répondre à ce problème. Pour la responsable, il est important que les éleveurs ne se retrouvent pas victimes d’un groupement qui n’a pas pu trouver le débouché à temps.

L’organisation collective doit aussi porter une plateforme permettant de regrouper les offres et de satisfaire plus aisément les besoins du commerce à l’export. "Nous déplorons que les acteurs de la filière française ne soient pas capables de s’associer plus intensément pour remplir des containers de viande quand le commerce le permet", souligne par ailleurs Carole Joliff.

 

Au stade de projet

"À l’heure actuelle, seules les deux périodes de promotions permettent de fluidifier un marché saturé avec l’effet pervers de dévaloriser la viande de porc aux yeux des consommateurs".

Néanmoins l’AOP n’est qu’au stade de projet "et ne résoudra pas tous nos problèmes", concède Carole Joliff et d'ajouter. "Il ne faut en aucun cas négliger l'impact de la mise en avant maximale du porc français et l’importance de la reconduite de l’expérimentation sur l’étiquetage de l’origine en 2019. Et ça, c'est l'affaire de tous !"

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