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Volaille de chair : concilier attentes des citoyens et des consommateurs

L'Itavi organisait le mardi 19 novembre à Pacé, une journée d'échanges à l'attention des professionnels de la volaille de chair. Colibacillose aviaire, produits à base de plantes, attentes des consommateurs et des citoyens... Autant de sujets abordés lors de cette journée.

La progression de consommation des viandes de volailles de 2 à 3% par an en France est portée par le poulet.

Offrir à tous les animaux élevés en France un acès au plein air. Renforcer les réglementations en matière de bien-être animal. Renforcer les réglementations en matière de sécurité sanitaire. Voici dans l'ordre le trio des actions à mener en priorité pour l’élevage du point de vue des citoyens, selon un sondage de l'Ifop. Mais entre attentes des citoyens et comportements des consommateurs, il y a parfois un fossé, comme l'a démontré François Cadudal, de l'Itavi. Prenant exemple d'une étude réalisée aux États-Unis : "On constate un écart entre le vote et le comportement avec parfois deux personnalités qui sommeillent en nous".

 

Un changement profond des modes de consommation avec un développement accéléré de la RHD et des usages dans l'industrie agroalimentaire.

Le marché français de la viande de volaille subit des évolutions structurelles. Si la consommation moyenne de viande de volailles évolue moyenne de 2 à 3 % par an, "on observe depuis 2013 un développement accéléré de la RHD et des usages dans l'industrie agroalimentaire". C'est donc un changement profond des modes de consommation. Si on regarde par espèce, les dynamiques sont différentes avec une baisse pour la dinde, le canard et la pintade. La progression est structurellement portée par le poulet. "Pour la consommation à domicile, on a une baisse de l'entier et un développement des découpes et des élaborés", poursuit François Cadudal. Par ailleurs, l'augmentation des découpes de volailles se fait au détriment des volailles entières et du reste des espèces. Les poulets entiers sont davantage consommés par les tranches d'âges plus élevées alors que les découpes sont à peu près identiques à tous les âges et que les catégories plus jeunes consomment plus de produits élaborés. En revanche ce sont les catégories plus âgées qui consomment pintade, canard et dinde, ce qui veut dire que pour ces espèces, il n'y pas de relais de croissance par les plus jeunes. "En Europe, la production est globalement stable en France, Pays-Bas, Italie, et le développement se fait par l'Europe de l'Est". Enfin, l'évolution de la segmentation européenne montre qu'à côté de la production standard, les préoccupations des consommateurs se portent d'abord sur la sécurité alimentaire, la santé, le local, l'environnement et enfin le bien-être animal. Avec en France, un fort poids du fermier et du plein-air dans la segmentation.

 

Volaille de chair

Produits à base de plantes

Sur un autre sujet, Isabelle Rouault, de la DGAL était invitée à s'exprimer sur la réglementation liée à l'utilisation des produits à base de plantes. Si de nombreux travaux sont en cours s’agissant de phytothérapie, elle a rappelé les trois cadres possibles pour un usage en filière volaille des produits à base de plantes. À savoir les biocides, les aliments pour animaux et les médicaments vétérinaires (phytothérapie / aromathérapie). "Ces trois domaines sont règlementés et les produits à base de plantes, s’ils sont utilisés pour soigner les animaux, sont des médicaments. Comme tous les traitements, ils doivent être enregistrés dans le registre d’élevage et le recours au vétérinaire est obligatoire. Un éleveur qui a une ordonnance de son vétérinaire est en sécurité", a rappelé Isabelle Rouault.

Gaëtan Laval, de l'Itavi, est intervenu quant à lui sur les alternatives au gaz en aviculture. Avec deux solutions. La première concerne les économies d'énergies à travers un échangeur récupérateur de chaleur, une isolation renforcée, l'étanchéité et le traitement des ponts thermiques. La deuxième est la production d'énergie avec un pompe à chaleur, une chaudière biomasse ou un solaire thermique avec un appoint au gaz. Enfin, un point a été fait sur la colibacilose aviaire et les pododermites dans les élevages de poulet de chair.

 

Volaille de chair

 

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