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Réforme de la PAC
La filière veaux de boucherie ne s'y retrouve pas

Lors d'une réunion de la section FDSEA/JA, les producteurs de veaux de boucherie ont découvert ce que leur réserve la future PAC. Ils sont inquiets face à la convergence des DPU.

Les éleveurs de veaux de boucherie se sont penchés sur la prochaine réforme de la PAC.
Les éleveurs de veaux de boucherie se sont penchés sur la prochaine réforme de la PAC.
© Cécile Julien
Encore plus que les autres filières animales, la production de veaux de boucherie s'estime bien mal lotie par la prochaine réforme de la PAC. C'est ce qu'ont constaté les éleveurs, mercredi 18 janvier, lors d'une réunion de la section FDSEA/JA. Dans la PAC d'après 2013, les DPU seront remplacés par des Droits à paiement de base où les références historiques seront progressivement abandonnées pour faire converger les montants. A terme, il s'agit d'arriver à une aide homogène par pays ou par zone. D'ici à 2019, la France pourrait arriver à une aide moyenne de 220 euros/ha. Certes, cela ne prend pas en compte les DPU spéciaux mais c'est bien inférieur à ce que les éleveurs bretons touchent actuellement, notamment les producteurs de veaux pour lesquels les DPU sont élevés et sur de faibles surfaces. "Cette réforme de la PAC n'est pas faite pour les filières animales, déplore Fabrice Heudier, président de la section veau à la FNB. On ne sait pas comment les DPU spéciaux vont évoluer. Des commissions de travail s'y penchent au niveau européen pour trouver un compromis".
La commission annonce une première marche dans cette convergence des aides à -40% dès 2014. "Il nous faut trouver l'équivalent de ces 40% des DPU pour maintenir notre revenu, explique Alexandre Merle, vice-président de la section veau de la FNB. Nous n'avons d'autre solution que d'aller chercher de la marge dans la filière". Les éleveurs travaillent également à la réduction des coûts de production, par exemple la facture énergétique. Avec cette prochaine PAC, c'est toute la rémunération des éleveurs qu'il faut reconstruire pour assurer la viabilité des exploitations. Un travail dans lequel s'est lancé l'Institut de l'élevage en analysant les chiffres d'éleveurs bretons et en décortiquant les coûts de production poste par poste. Cette prochaine PAC rend encore plus nécessaire la revalorisation des prestations "pour vivre du métier, pour intéresser des jeunes", souligne Fabrice Heudier.
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