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"Quand on plante, on a de multiples bénéfices"

Planter, gérer, valoriser l’arbre sur le territoire breton, tel est l’objet des premières rencontres bretonnes de l’arbre. Elles se dérouleront le 25 novembre prochain à Paimpont (35), au croisement des différents réseaux et professionnels qui s’y intéressent. Derrière l’arbre, il n’y a pas que la forêt. Là, mais aussi dans le bocage et en ville, l’arbre répond à de nombreux enjeux et apporte quantité d’aménités. Constructions durables et performantes, protection de l’environnement et de l’eau, en quantité et en qualité, chauffage durable, captation de carbone, agroforesterie, litière… Le point avec Nathalie Brac de la Perrière, animatrice chez Fibois Bretagne, structure qui organise avec Bruded cette première édition.

Nathalie Brac de la Perrière, animatrice Fibois Bretagne (ex Abibois).

Pourquoi ces rencontres bretonnes de l’arbre ?

Nathalie Brac de la Perrière. Cela part du constat que l’on a besoin de connecter les différentes problématiques sur l’arbre, elles sont liées. Cela touche la biodiversité, la production de bois et d’énergies renouvelables, le stockage du carbone, la préservation du grand cycle de l’eau mais aussi la préservation d’un cadre de vie agréable en ville en luttant contre les îlots de chaleur. C’est aussi du bien-être social qui a un impact sur la santé mentale… Quand on plante un arbre, on a de multiples bénéfices. En abordant collectivement ces problématiques, nous serons plus efficaces car nous pensons que les solutions des uns sont peut-être dans les réseaux des autres. D’où l’intérêt de se connaître pour travailler plus efficacement ensemble. Les sollicitations et les attentes s’accélèrent au sujet de l’arbre avec des craintes légitimes mais qu’il faut lever. La forêt en Bretagne ne cesse de s’accroître. Les projections sur la coupe rase, qui peut être une pratique sylvicole n’est pas un copier-coller de la déforestation. Il n’y a pas de déforestation en France. Nous souhaitons aussi donner envie et inspirer des porteurs de projets de réseaux de chaleur, d’aménagements de leur territoire, de requalifications de leur centre bourg, de construction de bâtiment bureaux, collèges, lycées avec des bois bio-sourcés. Chaque territoire, chaque collectivité, chaque acteur a une place un rôle à jouer.

Que va-t-on y trouver et rencontrer ?

NBdlP. Nous co-organisons cette journée avec le réseau Bruded qui accompagne les collectivités sur ces sujets en Bretagne et Loire-Atlantique. Nous avons voulu un format convivial qui maximise les échanges. On va trouver concrètement le matin une organisation par stand : chaque stand est un retour d’expérience. Il sera possible, en déambulation libre, de poser ses questions aux porteurs de projets et aux structures qui les ont épaulés. Il y aura neuf sujets, différents, réunis sous ce triptyque de planter, gérer et valoriser. Après le repas, cinq ateliers feront participer le public dans une émulation collective, pour faire ressortir des pistes de solutions. Nous voulons que cette journée réponde aux problématiques concrètes des participants : comment s’y prendre pour planter, gérer ou valoriser l’arbre et le bois de chez moi ?

En quoi l’agriculture est-elle source de solutions ?

NBdlP. En replantant des arbres sur des secteurs où cela a été abandonné, l’agriculture est source de solutions, notamment sur le grand cycle de l’eau, l’érosion des sols par exemple. Elle l’est aussi sur le changement climatique, l’arbre avec son ombrage est un refroidisseur, un abri, un fourrage complémentaire à des périodes de transition. Avec l’agroforesterie, il y a l’idée de planter pour produire avec l’arbre et par l’arbre, avec un complément de revenus par une production de fruits, de bois, de l’abri sur les parcours plein air de volaille. Ce sont des pistes. 40 % des propriétaires forestiers sont des agriculteurs. Ils ont un rôle à jouer dans la plantation, la gestion et la valorisation leur bois. Une chaufferie bois à la ferme permet d’auto consommer, ce bois peut être aussi vendu. Il y a aussi les autres produits comme les piquets de châtaignier par exemple.
Si on veut à l’avenir construire, meubler et chauffer avec du bois local breton, il faut s’investir et investir dans l’arbre en Bretagne. Il y a à faire pour redonner cette configuration de forêts et de bocages productifs.

 

Pratique : Le 25 novembre, 9h-17h30, Espace de l’étang bleu, rue du chevalier Lancelot du Lac, 35380 Paimpont.
Inscriptions-informations : info@fiboisbretagne.fr

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