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Porc inférieur à 56 de TMP

Dans un contexte de baisse des cours et de décrochage du prix du porc breton face aux concurrents européens, la FDSEA et les JA du Morbihan réclament la revalorisation des porcs dont leTMP est inférieur à 56 et l’élargissement du cœur de gamme vers le haut.

Autour de Jean Pierre Vallais, Thierry Coué et François Valy de la section porcine de la FDSEA
Autour de Jean Pierre Vallais, Thierry Coué et François Valy de la section porcine de la FDSEA
© TERRA
Le 18 décembre dernier, la nouvelle grille de paiement du porc rentrait en application. Fin du TVM, début du TMP ou Taux de Muscle des Pièces basé sur un nouveau calcul avec accord négocié entre les différents maillons de la filière. Conséquence du changement d’équation ? « Un resserrement de la grille sur le cœur de gamme entre 85 et 95 kg, » pointe Thierry Coué, éleveur de porcs à Tréal et responsable de la section porcine de la FDSEA, soulignant la pénalisation engendrée par la taille plus modeste des élevages du Morbihan. « Cela limite la capacité à faire des départs plus échelonnés » enchaîne-t-il. Autre spécificité départementale, le façonnage et l’engraissement, « les éleveurs ne choisissent pas leur génétique qui va induire des cochons plus ou moins adaptés à ce coeur de gamme ». Et mécaniquement « le marché des niches pour les porcs plus lourds est pénalisé, il faut aussi revoir toutes ces grilles » pointe l’éleveur. Il faudra donc du temps pour que s’adaptent les éleveurs.

Problème de compétitivité
« Pour nous, le passage au TMP devait se faire à somme nulle pour les producteurs et ce n’est pas le cas ». Face à ce constat, la FDSEA réclame « la revalorisation des porcs à TMP inférieur à 56 pour permettre à tous de s’adapter ». Une mesure d’autant plus facile mettre en œuvre selon les éleveurs

« que les volumes abattus dans cette catégorie sont faibles ». Un cœur de gamme que la profession souhaite voir élargi « vers le haut, de 85 à 97 pour mieux répondre au marché » explique le syndicaliste.
Reste la compétitivité « c’est un gros problème, le porc breton n’est pas à son prix » rétorque Jean Pierre Vallais, éleveur de Porc à Carentoir, « la vraie perte est là, elle a encore augmenté avec le prix de l’aliment ». Une pénalisation d’autant plus forte que s’accentue le décalage avec le porc allemand ou espagnol.


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