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"L’agriculture, une chance pour les îles"

Pour lutter contre l’isolement que leur confère ce caractère insulaire, Raia pour Réseau Agricole des Îles Atlantiques, a vu le jour en 2018. Objectif ? Unir ces 16 îles de la façade Atlantique. Car l’agriculture y est essentielle, maintenant des activités, garante d’une suffisance alimentaire et de la singularité des paysages. Et sans volonté des collectivités, l’agriculture y est en danger. Le point avec Georges Birault, son président.

"Globalement, les îles produisent 10 % de la consommation locale", la marge de manœuvre est donc énorme pour cet ingénieur informaticien, reconverti au maraîchage durant les 10 dernières années de sa carrière. Et il suffit que le bateau ne passe pas "comme on l’a vécu avec la Covid au début pour que patatras", image l’habitant de l’île d’Yeu qui dénonce "la mise sous cloche réglementaire des îles". PLU, loi littoral, espaces protégés par Natura 2000 …, rendent l’accès au foncier difficile, induisent spéculation
et l’enfrichement en corollaire et l’impossibilité de voir se construire des bâtiments agricoles et les tunnels de maraîchage. "Deux projets d’installation, l’un sur l’île-aux- Moine, l’autre sur Groix ont capoté l’an passé", se désole-t-il alors que le renouvellement des générations préoccupe. Sur l’île d’Yeu, la bergerie construite "a permis de créer un nouveau lien avec la population outre l’activité économique, les problèmes craints sont avant tout fantasmés".

Toutes les îles partagent les mêmes spécificités en matière agricole observe le réseau RAIA et Georges Birault,  son président.

Permettre l’installation d’infrastructures
Or "l’agriculture est une chance pour les îles", défend cet homme du consensus, encourageant l’implication des collectivités, "sans qui rien ne serait possible". Pour lever cette chape il faut en premier lieu s’attaquer au foncier pour Georges Birault, "bien définir les zones agricoles, qu’elles soient accessibles à l’agriculture et permettent l’installation d’infrastructures". Et avoir
une politique, "Belle-Île y réfléchit au travers de son PAT, plan alimentaire territorial. C'est un outil d'orientation qui permet d'avoir une réflexion sur les filières, comment on met en œuvre les circuits-courts pour la restauration collective". Une priorité selon lui avec des installations à la clé accompagnées par les collectivités pour y répondre si besoin. Dernier des leviers, l’eau, "si on veut du maraîchage sans importer ou forer, il va falloir réfléchir à comment stocker l’eau qui tombe du ciel sans enlaidir"… Autant de sujets sur lesquels Raia construit un plaidoyer et des projets d’amendements pour alléger les contraintes réglementaires qui pèsent sur l’agriculture insulaire au sein du groupe "Sillage".

 

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