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Témoignages d’éleveurs

Sébastien, éleveur à Gomené (22)

Sébastien est aujourd’hui seul à travailler sur la ferme familiale.

Changement de production
Le projet initial était de passer de 90 à 50 vaches laitières et d’avoir 70 places d’engraissement. Pour des raisons de main d’œuvre et d’astreinte quotidienne, Sébastien a voulu rationaliser son temps de travail. In fine, il a opté pour l’arrêt des vaches laitières au profit d’un système d’engraissement pur de 300 places de génisses Ejendu.
Pourquoi de l’Ejendu ?
Le projet d’engraissement a toujours été présent dans l’évolution de l’exploitation, mais le choix s’est finalement porté sur de l’Ejendu. "Je souhaitais une production peu dangereuse en étant seul. Les génisses sont calmes et permettent d’avoir moins de casse sur les bâtiments." Les lots de génisses mis en place ont remplacé les génisses de renouvellement dans le bâtiment, puis la partie vaches laitières sera divisée en cases afin d’augmenter le nombre de place. L’ancienne salle de traite sera transformée pour peser les génisses, une cage de pesée et des barrières vont être installées.
Valoriser l’existant et être autonome
Après la modification des bâtiments, les lots se succèderont afin d'avoir un roulement entre les arrivées et les sorties. L’ancienne nurserie d’accueillera les 2 premiers mois les génisses avant de basculer dans la grande stabulation. En production laitière, le lait est réglé tous les mois, le but est d’étaler les entrées et sorties pour générer des entrées financières régulières. "La part de céréales va augmenter, cela permettra d’améliorer l’autonomie en paille de l’exploitation pour devenir presque autosuffisant. "

 

Jérôme, éleveur à Sévignac (22)

Jérôme accompagné de sa compagne élèvent des vaches allaitantes en système naisseur engraisseur et des génisses Ejendu en complément. Depuis août 2019, cinq lots de 35 génisses se succèdent sur la ferme.

L’adaptation et la transition alimentaire.
"Trouver la bonne alimentation pour la transition n’a pas été facile. L’appui de notre technicien a été un plus afin de caler la ration. Dans l’alimentation, l’analyse de maïs est indispensable". En effet suivant l’élevage et l’année, les maïs peuvent être très différents, or c’est un critère de réussite.
Optimisation des bâtiments
Un troupeau de vaches allaitantes Blonde d’Aquitaine est présent sur l’exploitation. En période estivale, les vaches étant au pâturage, une partie des bâtiments peut être utilisée par les Ejendu. Un bâtiment sur un second site sert de quarantaine pour sécuriser le sanitaire.
Des génisses valorisées localement
"Cela m’a rassuré de savoir que c’était des génisses bretonnes". En effet ce sont des veaux nés dans la région qui sont mis en place. La Bretagne fournit les veaux nécessaires. L’approvisionnement est donc exclusivement breton.
Un temps de travail optimisé
"Aujourd’hui cette production s’intègre bien dans mon organisation". Au démarrage, une surveillance journalière supplémentaire est nécessaire. "Je n’ai fait aucune intervention depuis que les animaux sont arrivés, j’apprécie de ne pas avoir eu à intervenir. J’ai réalisé de la phytothérapie en préventif cet hiver".

 

 

 

 

 

 

 

Le sevrage : une étape clé de la conduite Ejendu

Les premiers mois d’élevage des veaux constituent une étape clé de la conduite de production, incluant une alimentation lactée d’environ 8 semaines suivie d’une alimentation fibreuse sécurisée. Ceux-ci sont confiés à des partenaires spécialisés. L’objectif étant d’assurer une préparation optimale de la génisse au cap de la transition alimentaire des 3,5 mois d’âge.
• Test de sevrage chez Jérémie, éleveur laitier dans le Morbilhan
Depuis quelques mois, nous expérimentons une conduite de sevrage directement en élevage laitier grâce à l’engagement de partenaires de la filière ainsi que de Jérémie Le Quay, jeune éleveur laitier installé depuis 2013 sur la commune de Lanvaudan (56). L’exploitation comprend 90 vaches en lactation et un atelier d’engraissement de jeunes bovins laitiers destinés à la filière McDo et croisés issus du troupeau, sur 142 ha de SAU. Depuis l’installation de Jérémie, la construction d’une nurserie a été entreprise en 2014 afin de sécuriser la conduite sanitaire des jeunes veaux. La nurserie comprend une capacité de 20 places individuelles et une cinquantaine de places en collectif. Cela dans un bâtiment aéré, bien conçu pour le confort des animaux. Le test permet de distinguer deux conduites alimentaires, cela afin d’obtenir le meilleur démarrage possible. L’enjeu est d’évaluer l’optimisation des performances d’élevage permise dans le cas d’une conduite 100 % in situ, sans changement d’environnement de l’animal après sevrage. De surcroît, ce type de conduite porte un sens fort au vue du système de reproduction de Jérémie. En effet, le croisement limousin est fortement utilisé en dehors du sexage lié au renouvellement. L’intérêt pour Jérémie pourrait être demain de valoriser ses veaux femelles en les engraissant selon une démarche sécurisée, tout comme il le fait déjà pour ses mâles croisés vendus sur le marché spot. En parallèle, le choix a été fait de confier l’élevage des génisses laitières de renouvellement à un éleveur partenaire ; cela afin de libérer de la place en bâtiment pour la consacrer à l’activité d’engraissement. Les résultats de cette expérimentation permettront d’alimenter la réflexion globale de structuration de la filière. / Joséphine Aubrée-Louazel, technicienne animatrice Bovin, Interbev Bretagne

 

 

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