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Stage pratique : s'approprier son futur métier

Agé de 35 ans, après une vie professionnelle dans le domaine commercial riche en expériences, responsabilités et voyage, Nicolas Buisson aspire à renouer avec une vie plus sédentaire et être présent auprès de sa famille. Pour mieux se former, il se lance dans le stage pratique.

Séfa m’explique l’ensemble des tâches à réaliser et je suis même étonné de constater la confiance qu’il m’accorde sur des gestes assez stratégiques dans la production.

Ttitulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome, Nicolas n’a pas eu l’occasion d’exercer son activité professionnelle dans ce milieu. C’est pourtant vers l’agriculture qu'il envisage sa reconversion professionnelle, et plus précisément dans le maraîchage. Bien conscient que ce métier ne s’improvise pas, il opte pour le stage d’application en exploitation agricole. C’est sur la commune de Pont L’Abbé, dans le Finistère où il ambitionne de s’installer que Nicolas va à la rencontre de Séfa.

 

Des projets solides

Séfa est installé comme maraîcher bio diversifié depuis quatre ans et commercialise ses produits en circuits courts sous forme de paniers et sur les marchés. Nicolas a été conquis par l’accueil chaleureux de Séfa, qui de son côté a été convaincu de tenter l'aventure du stage pratique au vu "du projet sérieux et raisonné de Nicolas".
Ayant lui-même bénéficier d’un stage de parrainage, Séfa estime qu'il est "indispensable lorsque qu’un porteur de projet est dans le cadre d’une reconversion. Les formations diplômantes professionnelles proposent des périodes de stage trop courtes et qui ne permettent pas de s’approprier l’ensemble des contours du métier". Après seulement un mois de stage, Nicolas est intarissable sur l’ensemble des connaissances et compétences acquises.

Le stage pratique est indispensable en cas de reconversion.

Des connaissances pratiques

Travail du sol, pose des bâches, récoltes d’épinards,  blettes, mesclun, celeri…, toujours sous l’œil avisé et bienveillant de Séfa, le stage se veut pratique et pédagogique. "Séfa m’explique l’ensemble des tâches à réaliser et je suis même étonné de constater la confiance qu’il m’accorde sur des gestes assez stratégiques dans la production ; si j’avais été salarié chez un maraîcher, je n’aurais sûrement par profité d’un accompagnement d’une telle qualité", estime le stagiaire. Nicolas réalise aussi la réalité du métier de maraîcher : "il faut produire des légumes de qualité et en quantité satisfaisante pour que cela soit rémunérateur", constate Nicolas. Initialement très motivé et convaincu par les  techniques culturales liées à la permaculture, les échanges avec Séfa l'ont convaincu de se concentrer sur les techniques plus classiques. Selon Séfa, "une fois qu’il aura lancé sa production, trouvé sa clientèle, il pourra tester d’autres techniques s’il le souhaite. Au début, il faut être prudent et travailler dur !".

 

Préserver sa santé

Et la prudence passe aussi par les précautions à prendre pour "durer" dans le métier. "Séfa est très soucieux de préserver sa santé physique afin qu’elle lui permette de continuer ce métier longtemps ; il passe du temps à me reprendre sur mes gestes et postures afin que j’acquière dès à présent les bonnes habitudes", précise le futur installé. Sa soif d’apprendre et la bonne humeur régnante entre les deux maraîchers ne font pas oublier à Nicolas son installation… et là encore Séfa a un rôle à jouer puisqu’il est de bons conseils sur les investissements à prévoir, le matériel, les partenaires… Les modalités du stage pratique permettent au porteur de projet de concilier sa montée en compétences avec les exigences liées à l’installation et les disponibilités nécessaires pour continuer à avancer et concrétiser le projet.

 

Stage de mise en situation et de pratiques professionnelles

Le stage d’application en exploitation agricole peut être prescrit par le conseiller CEPPP. Dès lors qu’il est inscrit dans le PPP du porteur de projet, il est réalisé avant l’installation effective de ce dernier.
D’une durée de 1 à 6 mois, le stage d’application prend appui sur la participation active du stagiaire aux activités de l’entreprise d’accueil. Il s’inscrit autant dans une démarche d’étude globale de l’organisation et du fonctionnement de l’exploitation que dans l’apprentissage d’une technique professionnelle.
Le maître de stage doit être inscrit sur une liste de maître exploitants, ou bien demander à en faire partie, après une journée de formation à l’accompagnement des stagiaires, ou visite de la structure et échange avec un conseiller de la chambre d’agriculture.
Après complétude d’une convention de stage et d’un contrat d’objectifs (récapitulant les objectifs de la période de  stage) co-signée par le stagiaire, le maître exploitant et la chambre d’agriculture, le stage peut avoir lieu.

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