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En ces temps agités, comprendre et mieux gérer son stress

Le coronavirus et son lot de confinements et d’informations contradictoires sont venus rajouter encore un peu plus de stress à une vie moderne qui n’en manque pourtant pas ! Mais à condition de s’en donner les moyens, des solutions existent pour gérer au mieux toutes ces formes de stress. Le point avec Béatrice Le Tennier, psychothérapeute.

Leur profession expose les agriculteurs à de nombreuses sources de stress : solitude, pression financière, épuisement physique et psychique, perte de sens...

"La vie est stress, rappelle d’emblée Béatrice Le Tennier. Il faut distinguer le stress positif, qui nous motive, nous stimule et permet au sportif ou à l’artiste de réaliser leurs performances. Et le stress négatif, qui nous contraint et qui engendre mal-être et souffrance". Et là comme ailleurs, tout est question de dose. "Le stress aigu ne pose pas problème, détaille la psychothérapeute. Il est temporaire et on pourra se reposer après".

 

Un stress qui épuise

À l’inverse, le stress chronique ne laisse pas de temps pour se ressourcer et récupérer. "On s’épuise, on se démotive. Et ça peut aller jusqu’au burn out, un effondrement complet, où on ne contrôle plus rien". Mais avant d’en arriver là, le stress provoque aussi maux de dos ou de tête, anxiété ou tristesse, perte d’intérêt ou confusion, consommation excessive d’alcool, de drogue ou de médicaments… "Des petits signes qu’il faut écouter, conseille Béatrice Le Tennier. Car on peut apprendre à gérer son stress".

 

Prendre conscience des stresseurs

La première étape consiste à prendre conscience de ses "stresseurs" : conflits de personnes, course contre le temps, peur de l’échec, surcharge de travail soucis de santé… "Pour les agriculteurs, ce peut aussi être la solitude, la pression financière, l’épuisement physique et psychique, la perte de sens". Puis, après avoir observé les conséquences de ce stress sur son quotidien, à chacun de déterminer les actions à mettre en place. "Pour certains, ce sera 10 minutes de yoga, pour d'autres 30 minutes de footing". Mais il faudra aller plus loin, en agissant directement sur les stresseurs (voir encadré), mais aussi sur son corps. "Pour parvenir à lutter contre le stress, il faut une bonne hygiène de vie", détaille la psychothérapeute, en listant temps de sommeil suffisant, respect de ses rythmes biologiques, alimentation équilibrée, sport… "Il faut aussi penser à boire suffisamment ! Le stress va produire des toxines, qu’il faut éliminer".
Pour contrer le stress, il faut également discerner et accepter ses états émotionnels. "Derrière nos émotions, peur, colère, joie ou tristesse, il y a des besoins sous-jacents, d’amour, de respect, d’écoute... Et il nous oser demander pour garder l’équilibre".

 

Puiser dans ses ressources

Enfin, pour gérer le stress, chacun devra puiser dans ses ressources internes, en relativisant, en trouvant des solutions alternatives, en gardant le sens de l’humour… Ou externes, en s’appuyant sur la famille ou les amis, mais aussi les différents réseaux professionnels, permettant d’échanger et de partager. "Et quand on se sent vraiment débordé, il faut être capable de solliciter l’aide d’un professionnel, médecin de famille, psychologue...".

 

Un coup de fil pour partager ses souffrances

La MSA d’Armorique a voulu profiter de ces conférences pour rappeler que le monde agricole a à sa disposition plusieurs dispositifs d’écoute, gratuits et anonymes :
- Agriculteurs en difficulté (MSA d’Armorique), au 02 96 78 88 22, aux heures de bureau
- Agri’écoute (caisse centrale de MSA), au 09 69 39 29 19, 24h/24, 7j/7
- La chambre d’agriculture au 02 98 86 59 85, aux heures de bureau
- Solidarité paysans au 02 29 20 08 09, aux heures de bureau
- Et les différentes antennes de SOS amitié, 24h/24.

 

Lutter efficacement contre les stresseurs

"Pour lutter contre les stresseurs, on peut agir en trois temps", préconise Béatrice Le Tennier. Et de prendre l’exemple d’une personne stressée par l’attente aux caisses de supermarché, le samedi matin. "Elle peut choisir de faire ses courses à un moment creux de la semaine". S’il n’est pas possible de s’affranchir de l’élément déclencheur de stress, on peut faire le choix de changer ses pensées. "Plutôt que de trépigner contre cet hypermarché mal organisé ou cette caissière trop lente, on peut profiter de ce temps pour faire quelques discrets exercices de yoga derrière son caddie. Mais aussi profiter d’un bouchon pour écouter de la bonne musique, de l’attente dans un cabinet médical pour prendre une revue ou sa tablette". Enfin, on peut agir sur le stress lui-même, "en pratiquant quelques respirations, de la cohérence cardiaque… pour retrouver le calme intérieur".

 

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